Noticias de Arquitectura


El Transformer, arquitectura futurista
julio 23, 2009, 4:37 pm
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El Transformer, última invención del arquitecto holandés Rem Koolhaas de la mano de Prada, la firma milanesa de moda, tras los Epicenter de Nueva York y Los Ángeles, es un volumen de geometría insólita, transportable y dinámico inicialmente instalado en la capital coreana.

MIE 22 JUL 2009 | 13:10

Se trata de un tetraedro en el cual ninguna cara tiene la misma forma que las demás. Una grúa lo levanta y lo gira en menos de una hora, de modo que el interior muta a voluntad: espacio expositivo, auditorio cinematográfico, escenario de espectáculos artísticos y desfiles de moda… Un espacio que satisface la vieja aspiración moderna de incluir también la dimensión tiempo.

El pabellón fue inaugurado el 25 de abril en Seúl, Corea. Prada colaboró con OMA, el estudio que Koolhaas tiene en la ciudad de Rotterdam, para crear un espacio temporario de exhibiciones y espectáculos.

El Transformer se levanta junto al palacio Gyeonghui del siglo XVI, puede reconfigurarse según las necesidades del evento que se proyecte. Las grúas rotan y luego literalmente “transforman” el Transformer en cuatro fachadas diferentes y cuatro configuraciones de suelo. Así, el piso en una configuración se convertirá en paredes o techo en las otras.

En su próxima versión el espacio se convertirá en una vidriera de algo que está muy cerca de los corazones de Miuccia Prada y su esposo Patrizio Bertelli: arte contemporáneo combinado con la última moda en faldas.



Rem Koolhaas décrypte son Prada Transformer
mayo 7, 2009, 2:40 pm
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Par Marion Vignal, publié le 06/05/2009 09:53 – mis à jour le 06/05/2009 12:11

Lieu d'expositions et d'événements éphémères, le Transformer se compose d'une structure en métal recouverte d'une paroi élastique qui, par pivotement se prête à de multiples activités: cinéma, art, défilé de mode...

DR/SDP

Lieu d’expositions et d’événements éphémères, le Transformer se compose d’une structure en métal recouverte d’une paroi élastique qui, par pivotement se prête à de multiples activités: cinéma, art, défilé de mode…

L’architecte nous parle, en exclusivité, du pavillon éphémère tout juste inauguré à Séoul pour Prada. Et nous dévoile ses nouveaux défis.

Rem Koolhaas: "Il est assez difficile de rendre un lieu flexible sans tomber dans une architecture ennuyeuse, voire médiocre".

L. Gene/AFP

Rem Koolhaas: “Il est assez difficile de rendre un lieu flexible sans tomber dans une architecture ennuyeuse, voire médiocre”.

Rem Koolhaas décrypte son Prada Transformer

DR/SDP

Quand l’intello de l’équerre rencontre l’anticonformiste de la mode, Miuccia Prada, ça donne le Transformer: une plate-forme artisti-que en perpétuelle reconstruction, capable de changer de forme en même temps que de fonction. Un simple pivotement de la structure suffit à faire de l’endroit une salle de cinéma, un podium de défilé ou un lieu d’exposition.

L’ovni de 250 mètres carrés et de 20 mètres de hauteur s’est posé fin avril à Séoul, l’une des villes d’Asie les plus férues d’innovations, et en décollera en septembre prochain pour une autre destination encore inconnue. Entre-temps, le cinéaste Alejandro Gonzalez Iñarritu y aura présenté sa sélection de films, Miuccia Prada sa collection de jupes…

Avec Rem Koolhaas et ses agences, OMA pour la construction et AMO pour la réflexion (300 collaborateurs, 25 projets simultanés dans le monde pilotés à Rotterdam, mais aussi à New York et à Pékin), l’Italienne a trouvé un complice idéal pour sortir des schémas.

Volontiers provocateur, l’architecte ne craint ni le mélange des genres ni la critique. Rencontre avec un agité de l’équerre, insoupçonné fan de mode.

Comment définiriez-vous cette «machine» que vous venez d’imaginer pour Prada?

C’est ce qu’on appelle un pavillon, soit une structure éphémère, rendue instable. Prada voulait à tout prix pouvoir faire des choses différentes dans un même espace. Or il est assez difficile de rendre un lieu flexible sans tomber dans une architecture ennuyeuse, voire médiocre. Nous avons donc opté pour des propositions extrêmes. Chaque face du Transformer (le rond, le triangle, le rectangle, l’hexagone) sert à l’une des activités du lieu : cinéma, art, défilé… Et le résultat n’est jamais le même.

Rem Koolhaas décrypte son Prada Transformer

DR/SDP

Pourquoi avoir recouvert la structure d’une «membrane» élastique?

La surface était tellement complexe et angulaire que la seule façon de rassembler toutes les faces du Transformer était d’utiliser un matériau capable d’épouser n’importe quelle forme. C’est le cas de cette paroi élastique, dont l’armée américaine se sert pour recouvrir ses avions dans le désert. Elle nous permet d’obtenir des formes jamais réalisées en architecture. Certains de mes confrères et amis, comme Frank Gehry, font un tel effort pour donner jour à des formes complexes… J’éprouve une certaine satisfaction à montrer qu’on peut y arriver autrement.

Cette architecture s’inscrit-elle dans une réflexion écologique?

Ce pavillon n’est pas un projet particulièrement écologique, mais il n’est absolument pas polluant. Il s’apparente à une tente et fait donc partie d’un répertoire architectural que nous serons obligés de développer à l’avenir. Il résulte aussi d’une recherche sur une architecture plus légère, plus éphémère, qui s’inspire de thèmes de réflexion des architectes dans les années 1960.

Le Transformer s'est installé dans la capitale sud-coréenne pour quelques mois. Il ouvre ses portes avec Waist Down, une exposition consacrée à la collection de jupes de Miuccia Prada.

DR/SDP

Le Transformer s’est installé dans la capitale sud-coréenne pour quelques mois. Il ouvre ses portes avec Waist Down, une exposition consacrée à la collection de jupes de Miuccia Prada.

Elle s’inscrit aussi dans un phénomène de mode. Avant Prada, Chanel avait commandé son Mobile Art à Zaha Hadid, l’une de vos anciennes disciples…

Entre nous, son Mobile Art a été tellement difficile à faire et a coûté tellement cher qu’il s’est arrêté de voyager… Mon Transformer est une façon de penser le problème différemment, de façon plus moderne. Cela fait un moment que j’ai envie de sortir de l’architecture lourde. Il y a deux ans, j’avais déjà réalisé un pavillon similaire à Londres pour la galerie Serpentine. J’ai fait aussi une proposition à Dubaï d’un pavillon temporaire. Car, là-bas, tout est massif et laid.

Vous travaillez aussi bien pour l’industrie du luxe que pour des commandes publiques. Est-ce facile de concilier les deux?

Cela me vaut beaucoup de critiques. Il y a quinze ans environ, il s’est produit un phénomène mondial qui a touché tous les secteurs : on a vu l’Etat se retirer de tous les investissements et le privé prendre sa place en termes d’initiatives et de mécénat. Cela n’a pas été un phénomène très positif. Cela a remis en question l’intégrité des architectes. On ne pouvait plus nous imaginer munis de bonnes intentions. Prada est un client à part, car cette marque possède un intérêt idéologique. Depuis dix ans que nous travaillons ensemble, nous rassemblons nos efforts pour rendre les choses un peu plus complexes. Depuis trois ans, nous gérons aussi son image via ses catalogues, ses défilés, dont nous assurons le montage et la postproduction. Il s’agit d’une démarche globale fondée sur une envie commune d’innover. Il y a beaucoup de conservatisme dans ce milieu et en même temps un potentiel énorme d’imagination.

Miuccia Prada.

Alessandro Garofalo/REUTERS

Miuccia Prada.

Comment est née cette collaboration?

Miuccia Prada et son mari, Patrizio Bertelli, ont débarqué un jour, presque sans s’annoncer, dans mon agence, à Rotterdam, pour me dire qu’ils en avaient marre de leurs boutiques. Nous avons imaginé ensemble le concept Epicenter, qui consistait à faire d’un lieu commercial un espace public. Dans la boutique de New York, tous les éléments peuvent se retirer et laisser place à autre chose, comme un défilé ou une exposition. Depuis, nous essayons de penser différemment ce que cela veut dire d’être une marque de mode aujourd’hui.

Qu’est-ce qui fait la différence entre Prada et les autres marques?

Je ne connais pas les autres marques… Je pense que Miuccia Prada, qui a étudié les sciences politiques, réussit à répondre à des intuitions presque politiques avec sa mode. Son génie est d’avoir créé une entité qui lui permet d’être toujours libre dans ses choix. On peut dire la même chose pour notre agence, OMA. Nous ne sommes pas identifiés à un style, à une démarche systématique. C’est peut-être une question générationnelle.

Quelle est votre sensibilité à la mode? Vous inspire-t-elle?

La mode m’a toujours intéressé. Depuis que je travaille avec Prada, encore plus. Ce qui m’impressionne, c’est la discipline et l’effort d’imagination constant qu’elle exige – quand on sait qu’une collection nécessite 4 000 prototypes par an, soit dix modèles par jour. Cela veut dire une création et une critique permanente. Avec mon équipe, nous avons beaucoup appris en voyant comment Miuccia Prada et son mari renvoient des modèles sans politesse, mais aussi sans dureté. Leur attitude nous a libérés.

Vous êtes aussi l’architecte de la fondation Prada qui devrait ouvrir ses portes en 2011 à Milan; quelle en est l’idée majeure?

Sur le fond, j’ai surtout réussi à convaincre Prada d’intégrer ses archives de mode dans cette fondation. Ce qui est un pas énorme dans l’histoire de l’entreprise, laquelle a toujours tenu à séparer ses activités commerciales de son engagement artistique et de mécène. Physiquement, la fondation s’installera dans un ancien bâtiment industriel auquel s’ajouteront de nouvelles constructions. J’ai voulu travailler sur la relation qu’entretient l’art aujourd’hui avec ces lieux nostalgiques transformés en musée.

Au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, vous vous attaquez aussi à un bâtiment déjà existant…

Depuis six ans, je suis presque autant intéressé par la préservation de villes ou de bâtiments que par la construction. A Saint-Pétersbourg, l’idée est de rendre le lieu plus performant, d’y apporter d’autres stratégies que celles des conservateurs.

N’êtes-vous pas frustré de ne pas construire?

Au contraire, l’alternance entre des projets pilotés par mon agence de réflexion AMO et des chantiers conduits avec mes équipes d’OMA m’est nécessaire. C’est même extrêmement important. C’est l’occasion d’échapper à la problématique de l’exécution. L’architecture reste très médiévale. C’est une profession vieille de trois mille ans et on le sent vraiment !

Quels sont vos prochains défis?

Nous venons de remporter le concours pour un centre d’art à Taipeh, nous participons à la compétition pour la redéfinition du site de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt. Et nous allons très bientôt réaliser un hôtel à Paris en association avec Fred Péneau, l’associé du chef Inaki, du restaurant le Chateaubriand. Il souhaite créer un hôtel d’excellence de 45 cham- bres. Ce projet nous excite beaucoup.



Rem Koolhaas perd une tour à Pékin
febrero 15, 2009, 6:57 pm
Filed under: China, Koolhaas

Un étrange monolithe gris et glacé a pris la place de la torchère qui, dans la nuit du 9 au 10 février, a illuminé l’ultramoderne quartier d’affaires de Pékin. Un incendie a embrasé les 160 mètres de la tour TVCC abritant des locaux de la télévision nationale. Les flammes sont montées vers le ciel, elles ont même dépassé l’autre tour, à côté, nommée CCTV (China Central Television) et ses 234 mètres, aux formes sans précédent : deux objets imbriqués en une sorte d’arche – elle est devenue, avec le stade olympique en forme de nid, un des symboles du nouveau Pékin.

Ces deux tours, TVCC et CCTV, sont deux constructions complémentaires dues à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas – un des plus prestigieux au monde – et l’Allemand Ole Sheeren, son partenaire dans l’agence OMA (Office for Metropolitan Architecture). Les deux structures semblent finies mais ne sont pas encore en activité : CCTV doit abriter quelque quarante chaînes nationales ; la défunte TVCC et ses 29 étages devaient accueillir le siège de leur direction commune, un grand auditorium, une série de studios et un hôtel de luxe de 241 chambres.

“POULET GRILLÉ”

La tour principale est restée tapie dans l’ombre durant les cinq heures qu’a duré l’incendie, au cours d’une nuit heureusement sans vent. Elle ne semble même pas avoir souffert des chaleurs terribles, bien que les deux tours ne forment théoriquement qu’un seul ensemble relié par un socle.

Un capitaine des pompiers serait la seule victime connue, à supposer que quelques gardiens ou visiteurs du soir ne se soient pas trouvés dans la tour enflammée. Quand le feu a pris, à 20 h 27, une fumée noire se dégageait déjà du sommet depuis de longues minutes. L’incendie est donc parti du toit avant de se propager aux étages inférieurs. Il a été provoqué par un formidable feu d’artifice réalisé à la demande de CCTV pour célébrer la fin des festivités du Nouvel An lunaire. La télévision officielle, qui a filmé le spectacle, n’a pas écouté les avertissements de patrouilles de police. “Le responsable de CCTV est à l’origine du sinistre. Il a violé les réglementations et allumé un feu d’artifice sur un site de construction”, a déclaré Zhu Xu, porte-parole de la municipalité.

Selon Luo Yan, porte-parole des pompiers, le feu d’artifice était comparable à un spectacle professionnel avec plusieurs centaines de fusées. Les dirigeants de CCTV ont présenté leurs excuses mais ce n’est pas suffisant. La police de Pékin a annoncé, jeudi 12 février, l’arrestation d’un haut responsable de la télévision et de onze autres personnes.

Pour Jérémie Descamps, architecte français qui suit la croissance de Pékin, “le feu d’artifice a été réalisé au pire moment, lorsque le chantier est en cours de livraison : les matériaux, mobiliers, sont en place mais que les systèmes antifeu ne sont pas encore en fonction. C’est une période très courte, mais des plus délicates”.

TVCC avait à peu près les proportions du Palais des Congrès de Paris, la rigidité en moins et une manière de se déhancher qui lui avait valu, selon la tradition chinoise, le surnom de “dafei ji”, expression salace qui désigne autant une partie de l’homme qu’un poulet en son entier (CCTV a pour surnom “Da kucha”, le grand caleçon).

Bien grillée, la volaille ! Il ne reste de la tour qu’une carcasse composite (acier et béton), d’autant plus spectaculaire qu’elle est restée debout. La tour 7 du World Trade Center – qui avait pris feu lors de l’attentat de 2001 – s’était, elle, effondrée. Toutefois, il ne fait guère de doute que TVCC devra être détruite. Rem Koolhaas ne s’exprimera pas avant la fin de l’enquête.

Moins scientifiques, des jugements rituels ont surgi. Certains estiment qu’il y avait un mauvais “rapport” entre les deux tours. D’autres pensent qu’un incendie survenant durant la période de transition du Nouvel An serait de très bon augure. Il existerait même une phrase à prononcer dans ce genre de circonstance : “Honghong Huohuo.” Un jeu de mots sur le feu et la joie qu’il apporte.

Frédéric Edelmann


Koolhaas designs ‘peek-a-boo’ building for New York skyline
septiembre 21, 2008, 4:22 am
Filed under: Koolhaas

Posted by Kevin Brass in Lots Of Zeros, News, General

Bird’s Nest designers Herzog and de Meuron are not the only A-list European architects unveiling plans for towers in New York City these days. Plans were recently released for a new residential tower designed by Dutch master Rem Koolhaas’s Office for Metropolitan Architecture, which is creating compelling, thought provoking designs for cities around the world.

The project, 23 East 22nd Street, is tucked behind an existing tower, One Madison Park, creating a unique challenge. The result is “a form that steps out from behind, in a peek-a-boo shape that recalls his 1978 book, “Delirious New York,” in which skyscrapers do a tango,” the New York Times reports. Units in the building will range from a $7 million studio to a $50 million penthouse (about €4.9 million to €35 million).

The New York Sun dubbed it the “Peek-a-boo Building,” and took hyperbole a step further by also calling it the Lou Costello of towers. “Peeking out from behind the back of the taller building, it will deliver the impish and subversive laugh lines, while the taller building, the grown-up straight man in the equation, will preserve its unflappable rectilinear integrity,” the Sun said.

Koolhaas’ contribution—his first tower in New York—is part of a recent flood of top architects reshaping the New York skyline, as chronicled by a recent Financial Times article. “Every big figure from contemporary architecture is building there now, and building big,” the article notes.



OMA presenta la renovación urbana de dos ciudades europeas en la Bienal de Venecia
septiembre 21, 2008, 4:06 am
Filed under: Koolhaas

En la 11 ª Bienal Internacional de Arquitectura de Venecia la Oficina de Arquitectura Metropolitana exhibe la regeneración urbana propuestas para el distrito de negocios de La Défense en París y para el descuidado puerto pesquero de Saint’Elia en Cagliari, Italia.



Rem Koolhaas poursuit sa réflexion sur Dubaï
agosto 31, 2008, 3:51 am
Filed under: Dubai, Koolhaas

Comme Abou Dhabi, Dubaï veut devenir un fleuron de la culture mondiale. L’émirat a confié au Vitra Design Museum et à Rem Koolhaas une exposition sur la «construction d’une culture pour le 21e siècle».

Le monde a les yeux rivés sur Pékin et ses nouvelles réalisations architecturales pharaoniques – ou plutôt impériales. Mais un autre point du globe attire et attirera encore longtemps les bâtisseurs des temps modernes: Dubaï, un des sept émirats de la Fédération des Emirats arabes unis.

Entre Pékin et les anciens déserts du Golfe persique, la course au gigantisme semble infinie: le plus grand aéroport du monde est-il à peine terminé d’un côté (Pékin), que s’ouvre le chantier du futur plus grand de l’autre (Dubaï)…

C’est sur la construction, en cours, d’une nouvelle «culture du 21e siècle» que le Vitra Design Museum de Weil am Rhein (Allemagne) se penche jusqu’à mi-septembre. Les deux commissaires, le Palestinien Jack Persekian et surtout Rem Koolhaas, architecte et théoricien hollandais, sont des stars dans leur domaine.

Tout ou presque a déjà été écrit sur les «méga» projets des cheiks, leurs tours qui pivotent automatiquement pour suivre les rayons du soleil, leurs gratte-ciel qui n’arrêtent pas de pousser, leurs fausses îles et leurs vrais dollars. Mais on pouvait attendre de Rem Koolhaas, jamais avare de provocation, quelque nouvelle perspective.

Trop hétéroclite

Malheureusement, même si ce n’est pas rien, la liste des superlatifs d’arrête à «intéressant». Est-ce le fait du commanditaire – une organisation étatique nommée «Dubai Culture & Arts Authority» créée au début de l’année et dirigée par Michael Schindhelm, ancien directeur du théâtre de Bâle?

Ou est-ce parce que Koolhaas et son agence OMA (Office for Metropolitan Architecture, bureau pour une architecture métropolitaine fondé en 1975) ont déjà livré leur pensée sur le développement des émirats, lors de la Biennale de Venise en 2006, puis sous forme d’ouvrage «Al Manakh» en 2007?

Quoi qu’il en soit, le mélange d’éléments exposés reste trop hétéroclite pour constituer un regard nouveau. Il y a par exemple sept photographes, dont la fille de l’architecte hollandais, Charlie Koolhaas, qui remplit des salles d’images imprimées sur tissu et suspendues en rangs serrés, et trois réalisateurs présentant des courts métrages.
Cadrages assurés

Parmi ces photographies, certaines sont – pour le coup – fascinantes: la série «Held back» de Reem Al Ghaith, (née en 1985) qui se montre toujours en ombre chinoise sur ses images, allie le traditionnel arabe et la modernité extrême dans des cadrages très pertinents.

Autres images passionnantes, celles, d’archives, du bureau établi à Dubaï John R. Harris, qui montrent l’incroyable développement de ce désert construit en moins d’un siècle. L’énorme carte murale annotée par Rem Koolhaas recèle aussi quelques perles sous forme de commentaires drôles, songeurs, voire poétiques.
Quête d’identité

Mais les deux maquettes, si impressionnantes soient-elles (un centre culturel de Zaha Hadid jouant avec les formes organiques des dunes et un projet de théâtre de Koolhaas, qui dirige plusieurs chantiers sur place) ne nous en disent pas beaucoup sur la construction de l’«identité culturelle» des Emirats.

Car Dubaï abrite plus de 200 nationalités, à qui manque encore, dit-on, une identité. Cette exposition, voulue par le pouvoir, est une étape dans l’établissement de Dubaï (comme Abou Dhabi avec son île de musées Saadiyat) comme capitale culturelle.

Mais Rem Koolhaas encourage un regard décomplexé et plus réaliste. «Cessons de présenter Dubaï comme une exception, dit-il en substance, et voyons-la comme une ville ‘normale’, jeune et en train de mûrir.»

Mais la grandeur reprend le dessus: «La ville est plutôt une orchestration intelligente de besoins et d’opportunités qui ont déclenché une authentique culture à Dubaï, écrit encore l’architecte. Et si d’autres civilisations plus établies sont coincées dans des fonctionnements davantage axés sur la confrontation, peut-être Dubaï est-elle en train de découvrir, après tout, la plausibilité inattendue d’une culture vraiment globale.»

swissinfo, Ariane Gigon, Weil am Rhein (Allemagne)



CCTV, the new state television headquarters, will broadcast China’s rise
agosto 31, 2008, 3:48 am
Filed under: China, Koolhaas

The stunning headquarters of Chinese television is the most significant building of the century so far

Tom Dyckhoff

Yesterday the world watched the opening ceremony of the Beijing Olympics. Athletes filed past the cameras hoping that the next time the flashbulbs pop, they will be on the podium.

But there’s one star you will definitely see on your screens this summer, and from within it sweating, shaking sportsmen and women will be beamed – beaming, weeping or both – across the world. It’s CCTV, the new headquarters for China’s state television organisation. The second largest office building in the world, second only to the Pentagon, it has been designed by Rem Koolhaas and it is unlike any other building you’ve ever seen.

It has a hole in it, almost 200 metres wide, around which its gawky limbs contort themselves in a huge angular loop. Each titanic limb tilts away or towards the next, like an Escher painting, culminating in a gravity-defying zenith in which the two come together in a jaw-dropping, “look-no-hands” cantilevered corner, jutting out over the city.

You may not like it. Its Orwellian looks and, indeed, function mean that this is no easy building to love. But you can’t deny its power. This is one of those moments when you know an entire culture is morphing into something else, something new. The genie is out of the bottle. Architecture will not be the same again, and nor will China. CCTV is the most significant building of the 21st century yet.

Its German co-architect, Ole Scheeren, looks every inch the master builder. Tall, dark, handsome, sharply dressed and dating China’s biggest movie star, Maggie Cheung, Scheeren is king of Beijing. “We could have gone the easy route,” he says, “and built much taller like the others that bid for the job. But that’s just not interesting, is it?” What was interesting was getting out of the “my one’s bigger than your one” race for the skies and “creating a new type of skyscraper”, one in which intelligence mattered. CCTV is a paltry 234 metres (768ft).

When Scheeren visited the site six years ago the neighbourhood was empty. “Beijing city planners showed us an image of what would be Beijing’s new central business district, with a forest of 300 skyscrapers.” They’ve already arrived: phallic, boring. “So faced with this, a question emerged. This year Asia has more skyscrapers than the West. A typology invented in New York and Chicago 100 years earlier has been adopted more successfully in Asia as a triumphant symbol of its own modernisation. So what could an Asian or a Chinese skyscraper become?”

Voilà. When an architect claims to be reinventing anything, reach for a pinch of salt. But Scheeren’s firm, the Office for Metropolitan Architecture – founded by Koolhaas – is true to its word. One of Koolhaas’s bêtes noires is architectural icons. He despises their “vulgar desire to impose flashy new form”. He prefers what he calls “antiicons”, like his Casa da Musica in Porto, Portugal, whose awkward form both repels the tourist’s camera and attracts it.

CCTV does the same. Yes, its odd looks are pointedly chosen to stick out against its predictable neighbours, “But this is both an icon and a nonicon,” Scheeren says. “Icons have a singular appearance. Look at them once and that’s it. Traditional Chinese architecture, though, is something you cannot simply comprehend with a glimpse, you have to let the space unfold.” CCTV works similarly – like a giant piece of Chinese calligraphy, a single image made up of symbolically loaded parts. Move round the building “and it unfolds, changes configuration. It has depth.” More importantly, he adds, its iconoclastic shape came not from wilfulness, but from the building’s function – a public building on the world stage for an organisation renowned, rightly or wrongly, as chief propagandist for a one-party state.

Like most things in China, the media are changing at a frightening speed – in May the Government allowed CCTV and foreign journalists unprecedented access to the Sichuan earthquake disaster zone. CCTV itself is metamorphosing. “The group running this project is young,” Scheeren says, “mid-thirties to mid-for-ties, well-educated, exposed to the West. It sees itself in a much more responsible, global context. The BBC is one of their role models. They talked about making part of CCTV a more free enterprise. This seemed encouraging, and to try to support it, worthwhile.”

It goes for China as a whole, he says – “Yes, it has many problems, but you either choose to change that, or you isolate yourself. Once you experience China, nothing’s so black and white.” So, like the Olympic Stadium’s architects Herzog & De Meuron before him, Scheeren excuses his engagement with a country vilified for its human rights record, by his faith in transforming it. CCTV though, already embedded in the city, and housing the state’s main tool of propaganda stands, I think, a greater chance of doing so than HdM’s isolated “Bird’s Nest”.

Either way, Scheeren has been adamant about workers’ conditions on site: “We’ve had no casualties here. We were very explicit in all our intentions from the beginning,” he says. “This was to be an exemplar. And we said let’s create “public space” in the building, make it the most transparent TV station in the world.” Such words, innocent here in the West, are dynamite in China.

Scheeren hopes to achieve this transformation through how the building is organised. He pushed for “collaboration and equality”. Imagine the building’s loop as a rope, made from several continuous strands, housing independent worlds, which twist around one another, and sometimes connect – a little like the independent upstairs-downstairs worlds of aristocrats and servants in a stately home. Chief among the loops is the “TV making loop” for the staff, and, wrapped around it, the “public loop”, a continuous promenade open to the public – unprecedented in Chinese architecture – made up of theatrical staircases, processional ways and an unending “museum of media”, with windows one way looking on to the city, and the other revealing the smoke and mirrors of TV, glimpsing into studios and edit suites.

Planning the creation of an unprecedented architectural form on such a vast scale in an extreme earthquake zone was not an easy matter, one finally cracked by Koolhaas’s engineering guru Cecil Balmond, from the London engineers Arup. “Maybe we could best describe it as a tube folded in space,” Scheeren says. “All the outer surfaces are covered in a diagonal steel mesh and this mesh is folded and allows the weight to flow around the building until it finds the ideal path to the ground.” The shape, and the arrangement of the steel cage, was continuously tested and finally chosen by three cross-checking algorhythmic computer programs which simulate nonlinear behaviour in nature, as well as a 64-tonne copper replica in an earthquake simulator. Never before has such a vast building’s form been so dictated by a nonhuman hand.

Alas, its actual construction is left to sheer manpower. CCTV doesn’t fully open until next year – though the façade has been completed for the Olympics, and chunks opened to host its glitzier televised events. You can catch glimpses of the building’s radical internal structure only in the completed, distorted staircases, which look straight out of The Cabinet of Dr Caligari.

You need to visit Portugal’s Casa da Musica to get a hint of what to expect, where a similar “promenade” of Koolhaas’s “intense space”, is wrapped around the central auditorium, offering a succession of jump-cut, cinematic, often uncomfortable architectural experiences. Koolhaas, before turning to architecture, trained as a journalist and screenwriter. It shows. Architecture, to him, is just another form of media.

CCTV isn’t groundbreaking because it’s big, weird-looking, computer-generated or because that look-no-hands cantilevered corner has three 4 metre-wide circular glass floors, so white-knuckled visitors can stand over 162 metres of air – though these would be reasons enough. It’s groundbreaking because it tries to reshape what architecture might be, a space in which the real and the virtual become thrillingly blurred, solid yet ambiguous,– “all qualities that are traditionally Chinese”, Scheeren says. This is not a country of Western rationalism, but of Eastern ambiguity. Of course it might fail. It might end up the ultimate symbol of a tyrannical regime. Then again, it might transform the very landscape of China, and of the West.