Noticias de Arquitectura


L’architecte Renzo Piano fait rayonner Chicago
mayo 19, 2009, 3:01 am
Filed under: Le Figaro, Piano | Etiquetas: ,

Grâce à sa nouvelle extension inaugurée vendredi dernier, l’Art Institute se hisse à la deuxième place des musées américains, derrière le Metropolitan de New York.

Avec ses buildings de pierre ou de verre, de marbre ou d’acier s’élançant à la conquête du ciel, Chicago est la ville de l’architecture par excellence. Après l’incendie de 1871, les plus grands noms, de Louis Sullivan à Mies Van der Rohe en passant par Frank Lloyd Wright, ont marqué de leur empreinte la capitale du blues. Comment Renzo Piano, ce lauréat du prix Pritzker qui nous a déjà étonnés avec le Centre Pompidou à Paris, la Fondation Beyeler à Bâle, la Menil Collection à Houston, aurait-il pu faire abstraction de cette architecture si grandiose en imaginant la nouvelle extension de l’Art Institute ?

La réussite de cette aile de 25 000 m², entre classicisme et modernisme, tient justement à sa transparence avec ses murs-rideaux de verre et d’acier qui permettent, comme l’a rappelé l’élégant Italien à la barbe grise, « une totale communion avec l’architecture de la ville, qui fut l’un des grands chocs de ma vie ».

Vendredi dernier, le Tout-Chicago – peu d’Européens en dehors de Samuel Keller, de la Fondation Beyeler, et pas un représentant d’institution française ! – est venu admirer ce « bâtiment aérien et lumineux » aux murs blancs et parquet de chêne clair qui s’intègre au cadre spectaculaire du Millenium Park, relié au second étage par une passerelle d’acier (le Nichols Bridgeway) longue de 190 mètres.

Côté nord, la façade semble s’effacer comme par magie pour projeter le visiteur dans le parc de dix hectares que dominent les pétales d’acier du Jay Pritzker Pavillon de Frank Gehry, dans un écrin impressionnant de gratte-ciels. De ce côté, la salle des sculptures de Brancusi, posées comme en lévitation, et celle des bronzes de Giacometti, avec son immense homme semblant marcher vers le ciel, est une grande réussite.

Un département vidéo

L’horizontalité de la nef intérieure avec ses passerelles ouvertes et ses jeux d’escaliers contraste avec la verticalité des façades et ses immenses pylônes supportant le toit conçu comme un tapis volant fait d’alvéoles qui filtrent les rayons du soleil pour restituer aux galeries une lumière naturelle.

Tableaux et installations éclatent ainsi dans toute leur splendeur virginale. Le parcours est classique avec un parti pris chronologique. Le visiteur commence par le dernier étage avec ses Picasso, Matisse, Klee, Léger, Kandinsky, Miro, Magritte, Cornell (une vitrine consacrée à ses boîtes poétiques). Il descend ensuite d’un niveau vers les Américains, Pollock ou De Kooning, pour entrer dans l’univers contemporain de Bruce Naumann, d’Ellsworth Kelly, auteur de la sculpture monumentale extérieure en aluminium blanc. Il découvre Charles Ray, ce natif de Chicago qui a reconstitué, grâce à une équipe d’artisans japonais, un tronc d’arbre de 12 mètres de long, Hinoki, véritable énigme philosophique acquise en 2007, et Robert Gober dont les installations emblématiques évoquent le désarroi de l’Amérique.

La sélection offre peu d’artistes allemands, à l’exception de Lucian Freud et Gerhard Richter avec sa Femme descendant l’escalier en noir et blanc ressemblant à un courant d’air sortant d’un gratte-ciel. Le parcours se termine avec l’architecture et le design, où les frères français Bouroullec sont à l’honneur ainsi que la photo et la vidéo. Le musée s’est enrichi de la récente donation (une vingtaine d’œuvres) du couple Donna et Howard Stone. Mais il n’en est montré qu’une pièce, actuellement celle de l’Anglais Steve McQueen. Dommage car c’est le département le plus novateur de ce musée tout beau, tout neuf…

111 Michigan Avenue, www.artinstituteofchicago.org

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Renzo Piano, l’architecte qui pense en vert
febrero 15, 2009, 5:27 pm
Filed under: Piano

Créé le 22/12/08 – Dernière mise à jour le 24/12/08 à 14h42

Pour Renzo Piano, le grand architecte italien, à l’origine notamment du Centre Pompidou à Paris, la protection de l’environnement n’est pas une contrainte, mieux c’est une “source d’inspiration”. A 71 ans, ce Prix Pritzker, le Nobel de l’architecture, a reçu cet automne la note la plus élevée jamais attribuée à un musée par le “Green Building Council”, agence américaine de notation des constructions “vertes”.

L’isolation faite à base de jeans recyclés, un toit entouré de capteurs photovoltaïques qui fournissent 10% de l’énergie consommée par le site et recouvert d’un jardin luxuriant où les visiteurs peuvent se promener : l’Académie des sciences de San Francisco, inaugurée cet été, a reçu à l’automne la note la plus élevée jamais attribuée à un musée par le “Green Building Council”, l’agence américaine de notation des constructions “vertes”. A l’origine de ce projet, l’architecte Renzo Piano qui a fait de la protection de l’environnement une “source d’inspiration” à part entière.

“Les contraintes liées à l’environnement ne doivent pas être vécues comme une mutilation de la liberté. L’écologie peut-être (…) une énorme opportunité”, estime celui qui est aussi connu pour être le “père” du Centre Pompidou à Paris. “Les architectes doivent savoir interpréter les évolutions de leur époque et vivre avec leur temps. Le musée de San Francisco est une interprétation de la révolution verte en marche”, ajoute Renzo Piano.

A 71 ans, le lauréat 1998 du “Nobel” de l’architecture, le Prix Pritzker, vit entre Paris, New York et Gênes. Dans sa ville natale, il y a une quinzaine d’années, il a installé un atelier en haut d’une falaise dominant la mer, avec un toit en verre, qui “capte les rayons du soleil pour réchauffer et illuminer les pièces”, diffusant une agréable chaleur “naturelle”. “On est en décembre, pourtant il n’y a pas de chauffage !”, s’amuse Renzo Piano.



Piano lesson for CED students
octubre 3, 2008, 5:50 am
Filed under: Piano | Etiquetas:

| 02 October 2008

SAN FRANCISCO – On the eve of the California Academy of Sciences’ grand opening in San Francisco’s Golden Gate Park last week, architect Renzo Piano sat down with students to discuss how green structures can be beautiful, how every building has a story, and how creating a structure, especially one as complex as the academy he designed, is even more complicated than it looks.

Renzo Piano signs autographs at the California Academy of SciencesStudents crowd around architect Renzo Piano after his special lecture for them at the new California Academy of Sciences. (Mary Kyle Cocoma photo)

Smiling like a proud parent, the world-renowned architect famous for co-designing Paris’ Pompidou Center pointed through the building’s glass-encased piazza, the heart of the academy, during the Sept. 26 talk.

Tall and lanky, with gray hair and a beard, the architect craned his neck towards the sky, showing his audience a spider web of steel frames and the layers of wind screens and light shades that make up the academy’s piazza’s ceiling.

He told students to watch people as they cross the second floor walkways, which he can see from where he sat, center stage, in front of 300 students from UC Berkeley’s College of Environmental Design and the California College of Arts in Oakland and San Francisco.

“I call this a ‘Piano Lesson,'” he said about the intimate student lecture. “Without a piano.”

Piano said designing and constructing the 10,000-square-foot structure, complete with a “living roof,” planetarium, rainforest and aquarium, was difficult from the very start.

“Nothing is clear in the beginning,” Piano said. “The beginning of the story, it’s a mess,” he said in his thick Italian accent.

The project took architects, engineers and scientists eight years and half a billion dollars to design and construct. When asked about integration and how different teams worked together, from engineers to landscape architects to botanists, Piano said it was important to surround yourself with people who are more knowledgeable, people you trust and can fight with, comparing the process to marriage.

The building, which Piano said is really comprised of more than 30 pieces, eventually came together. After 10 to 15 prototypes and figuring out which native plants to grow on the living roof and how to house living coral reefs, the result is one of most ambitious green buildings ever constructed and one that has the highest possible Platinum LEED rating, the largest public building in the world to do so.

In today’s world where earth’s fragility is clear, the architect stressed the importance of building with sustainability in mind.

“The purpose of this building is to prove that architecture does not have to be ugly to be green,” Piano said.

After his lecture, Piano answered students’ questions. Some sought advice on how to face the challenges of building and designing for a more sustainable future — “Don’t compromise,” he said — while others wondered how the now 71-year-old architect began his career, to which he answered, that he came from a family of builders.

Many in the audience, were CED graduate students who have studied the building for years.

“It was a great experience to be in the building while he was talking about it so he can actually point at locations and talk about how things work,” said architecture student Gina Siciliano.

With local architects like Kang Kiang of Mark Cavagnero Associate Architects, working on the project and also serving as a Friedman professor at the College of Environmental Design, students have had the chance to learn about the academy before its opening.

“We actually studied this piazza and how the air and ventilation worked,” said architecture student Behman Farahpour. “We already knew so much about it from class that walking in, it makes sense, you have the information you already have with the experience.”

Undergraduate students were also pleased to have an early peek inside the building.

“It’s a little bit of over stimulation at first,” said Ryan Nguyen, a fourth-year architecture student. “But you see all these systems at play and you’re trying to figure out how it all works.”

Mary Comerio, chair of College of Environmental Design’s Department of Architecture, said an architect like Piano challenges the conventions in the industry and inspires students as they grapple with the social and moral responsibilities of building according to the world’s current environmental state.

“This conversation with Piano allows students to really open their thinking not just to try and do what it takes to get a job, but to really think outside the box, to think about what the world needs and what the design field can do in the current situation,” Comerio said.

Piano encouraged the students to be first and foremost passionate about their work and to be artists while at the same time being pragmatic. He said all buildings tell a story. The academy’s story, he said, was one of how families have come to the place for generations to enjoy and learn about science. “The building’s ‘magic’ is the proximity of science and exhibition,” he said.

When asked about what the building is saying today, what story it has to tell, Piano paused.

He said the building is saying, “Make me happy.”



Renzo Piano’s Architecture for LACMA: An Irreverent Photo Essay
febrero 20, 2008, 9:28 pm
Filed under: Piano

Here’s the Wall Street Journal piece on the new Broad Contemporary Art Museum of the Los Angeles County Museum of Art, which I’ve been promising you. It’s in tomorrow’s newspaper but online now: LA Story With Broad and Piano (Page D7 in the “Personal Journal” section).

Now that it’s out, I’m liberated from the confines of the phone booth and ready to fly around in my CultureGrrl cape. Here’s another of my irreverent photo essays. But you must promise to read the newspaper article first, to prepare for what follows. This time, I’ll do my photojournalism two parts. First, let’s grapple with the architecture; later, the people and the galleries.

Above is what you see when you first approach the west side of LACMA’s campus—the canopied pavilion that looked to me like a carport, perhaps a fitting image for vehicle-obsessed LA. Nicolai Ouroussoff of the NY Times called it “a gas station.” That works for me. But what are those shower curtains on the right, behind the woman in the white shirt? Let’s take a closer look:

Hmmm. Not very lovely. They’re mounted on a track that permits enclosure of the open-air entry plaza when wind or rain threaten. LACMA’s director, Michael Govan, who has never seen anything that could not be improved by an artist, assures me that he will commission someone to create more aesthetically pleasing drapery.

Here’s a full view of BCAM, accented in Charles Ray fire-engine red. (Eli Broad told me he bought Ray’s “Firetruck” (on the left, parked near the carport) from that other contemporary mega-collector, Charles Saatchi.)

Below is the much discussed escalator to the third floor of BCAM. Reports say that it broke down for a while during the public opening last weekend.

Also breaking down was BCAM’s giant Barbara Kruger-surrounded, glass-enclosed elevator—out of service for almost the entire press preview. I happened to be the first to inform Govan of this glitch, right before we sat down together for lunch. “Was anyone in it?” he inquired anxiously. I never did get to ride in it and see the entire Kruger piece, appropriately titled, “Shafted.” Here’s what I did manage to see, peering through the glass door:

Here’s a view of Piano’s signature skylight apparatus. Each time it’s a bit different, depending on the needs of the project and the quality of local light…or maybe depending on cost and the architect’s latest theories. This one, I’ve been told, has computerized shades instead of louvers and sunlight bounces back and forth between the fins so that it is indirect when it ultimately descends into the gallery:

Looking up from the third-floor gallery, you can see strips of sky through fritted glass, and other parts appear opaque—a perplexing unevenness:

All those red girders lining the long concourse connecting buildings on the lower-level west campus seemed to me more obtrusive than attractive:

Here’s a view from the new BCAM towards the former May department store, now dubbed LACMA West:

But here’s another view of the same building, from Wilshire Boulevard. You can see why I called it “dilapidated”:

The interior of LACMA West, currently used as a children’s space, looks like this:

And finally, here’s what that Piano-designed stairway-to-the-stars (actually, to the rest of LACMA’s campus) looks like. It’s part of the architect’s reconfiguration of the atrium of the old Ahmanson building. I actually did climb that mountain, but I think I’m getting too old for this. That’s artist Ellsworth Kelly standing at the base, chatting with modern art curator Stephanie Barron. (Kelly opted for the elevator.)



Piano, Tigerman win major architecture awards
diciembre 14, 2007, 3:59 am
Filed under: Piano

Italian architect Renzo Piano, the designer of the Art Institute of Chicago’s under-construction Modern Wing, on Thursday was named the 2008 winner of the American Institute of Architects’ Gold Medal, the highest honor that the institute confers on an individual.

The Washington, D.C.-based group also named Chicago architect and educator Stanley Tigerman the 2008 winner of its Topaz Medallion for Excellence in Architectural Education. A former head of the University of Illinois at Chicago’s architecture school, Tigerman is co-founder of Archeworks, a socially-oriented Chicago design school.

In October, he announced that he and his co-founder, Chicago interior designer Eva Maddox, would soon turn over the school to new leaders.

Already a winner of the Pritzker Architecture Prize, Piano has completing buildings ranging from the Menil collection in Houston to the recently completed New York Times headquarters in Manhattan. The institute, which awards the Gold Medal for a significant body of work that has had a lasting influence on architecture, praised his buildings as “sculptural, beautiful, technically accomplished and sustainable.”

Its framing now almost complete along Monroe Street just south of Millennium Park, Piano’s Modern Wing is scheduled to open in 2009.

Tigerman, meanwhile, was called “a non-pareil instructor whose impact on the students he has taught formally and informally for so long is magnified many times over by the informed and passionate love of architecture those students, now teachers and practitioners themselves, bring to the world.”

Piano is the 64th winner of the Gold Medal. Previous winners include Frank Lloyd Wright, Louis Sullivan, I.M. Pei and Santiago Calatrava, the architect of the under-construction Chicago Spire.



"Sólo las cavernas resisten los ataques"
marzo 17, 2007, 4:00 am
Filed under: Pais, Piano

ENTREVISTA: El hombre que devuelve el rascacielos a Nueva York Renzo Piano Arquitecto
“Sólo las cavernas resisten los ataques”

LAURA LUCCHINI – Génova – 11/03/2007

El primer rascacielos construido en Nueva York después de los atentados del 11-S tendrá 52 pisos, será transparente y estará firmado por un arquitecto italiano de 71 años. Renzo Piano (Génova, 1937) realizó en 1971, junto con Richard Rogers, el proyecto para el Centro Pompidou de París, un edificio que revolucionó el papel del museo en la ciudad. Piano forma parte de la historia de la arquitectura, a la que define como una permanente tensión utópica, “una utopía del realismo”. Desde su estudio, situado en la colina de Vesima, cerca de la ciudad de Génova, frente al mar, Piano termina estos días de diseñar un pequeño convento para 12 monjas en el noreste de Francia.

El primer rascacielos construido después del 11 de septiembre de 2001 en Nueva York se terminará en abril. Tendrá 52 pisos. Será enteramente transparente, con una cobertura en cerámica que reflejará la atmósfera de la ciudad.

En octubre alojará la sede de The New York Times. Para Nueva York, y para el mundo entero, que asistió conmocionado a los atentados de las Torres Gemelas, se abrirá un nuevo capítulo.

El arquitecto que firmó el proyecto es el italiano Renzo Piano, una persona que como pocas otras puede decir que cambió el mundo en el que vive: en 1971 fue autor, junto con Richard Rogers, del proyecto para el Centro Pompidou de París, un edificio que revolucionó el papel del museo en la ciudad. Entre 1992 y 2000 fue jefe del proyecto para la reconstrucción de Potsdamer Platz en Berlín, un lugar que durante la II Guerra Mundial fue “testigo de la mayor historia de intolerancia de la modernidad” y que hasta 1989 fue símbolo de la división del mundo en dos bloques.

También fue arquitecto de pequeñas cosas. Justo en estos días está terminando de diseñar un monasterio para 12 monjas, en el noreste de Francia, cerca de la Chapell de la Ronchamp de Le Corbusier. Elige los edificios que quiere diseñar según lo que le sugiere su curiosidad y dice que cuando deje de ser curioso, se dedicará enteramente a la navegación a vela, que es su pasión.

Su estudio está situado en la colina de Vesima, cerca de la ciudad de Génova. Es un lugar silencioso y acogedor, una estructura transparente en cristal y madera que permite contemplar el mar, que “no para nunca”. Desde este lugar tan especial se describió como un eterno Robinson Crusoe que cada vez parte y llega a un lugar distinto, y confesó que con 71 años no termina de entender por qué ha envejecido.

Pregunta. Esta primavera se terminará de construir la nueva sede de The New York Times, el primer rascacielos de la ciudad después de los atentados de las Torres Gemelas. ¿Qué es lo que le pidieron?

Respuesta. El Times, como otros periódicos, aunque quizá sea el primero, se está moviendo hacia una dirección en la que no es importante imprimir un diario, sino crear un espacio para el debate de las noticias. La planta baja de este edificio está destinada al Times Center, una especie de auditorio que alojará actividades públicas. El contrato se hizo con Arthur Sulzberger y Michael Goldin, los dueños de The New York Times. Se trata de un edificio que pertenece a la tradición inmobiliaria de Nueva York, alto y clásico. Este contrato fue manchado, pero también enriquecido, por el atentado a las Torres Gemelas: en aquella fecha -11 de septiembre de 2001- llevábamos un año trabajando en el proyecto. Fue un acontecimiento que no puede salir de mi mente. Ese día estaba yo en Nueva York con toda mi familia, incluido mi hijo más pequeño, que tenía entonces dos años. Es un recuerdo que no se borra.

P. ¿En qué manera esto afectó al proyecto?

R. Por casualidad, la noche del 11 de septiembre teníamos que cenar con los Sulzberger. Evidentemente, la cita se pospuso unos días, y en aquella ocasión, Arthur y Michael me dijeron que su decisión era la de seguir. De hecho, será el primer rascacielos de Nueva York después del 11 de septiembre. Luego, empezó un debate en todo el mundo sobre cómo se tenía que construir, y hubo algún loco que dijo que no se tenían que erigir más torres; sólo edificios a prueba de terrorismo. Pero el terrorismo no se resuelve con soluciones técnicas, sino con soluciones políticas y humanas. El único edificio capaz de resistir a ataques de este tipo es la caverna, y es exactamente adonde Bin Laden quería llevar a la civilización.

P. ¿Qué medidas de seguridad extraordinarias hay que adoptar para los edificios públicos tras los atentados de Oklahoma City y de las Torres Gemelas?

R. Después de estos acontecimientos, han sido introducidos en los rascacielos estadounidenses unos ascensores directos para los bomberos. Una de las tragedias fue que hasta entonces no era obligatorio, como lo es en Europa, elevadores directos hasta el último piso para facilitar el acceso de los bomberos en caso de emergencia. En las Torres Gemelas, muchísimos bomberos fallecieron porque tuvieron que subir 100 pisos con una carga de 70-80 kilos mientras la gente bajaba. En mi edificio introdujimos más recursos técnicos, pero seguimos con el plan inicial, que era un proyecto de transparencia, contrario a lo de un búnker. Trabajamos en el tema de la seguridad, pero se trata de una seguridad no exhibida, que no limita física y psicológicamente la libertad del individuo.

P. En un momento histórico en el que la seguridad es un tema central, ¿la arquitectura puede representar una sociedad abierta y democrática?

R. De hecho, la arquitectura representa una sociedad. La arquitectura de una casa representa al dueño. La de una ciudad representa, y tal vez celebra, su realidad. Yo creo que la arquitectura tiene que representar la transparencia más que la opacidad. Es una convicción que hemos aplicado en primer lugar a edificios que tendrían que ser símbolos de transparencia como la sede de un diario. Un periódico tiene que ser un sensor que se alimenta a través de la calle (…). La arquitectura es un arte que tiene que tener la presunción un poco loca de cambiar el mundo, de crear lugares físicos que son los de la ciudad. Hay que crear edificios que no estén encerrados en sí mismos, sino que se comuniquen con la gente. La noción de pertenencia es muy importante para la arquitectura, en particular cuando el edificio es público.

P. Justo Arthur Sulzberger escribió un editorial en The New York Times en el que prevé la desaparición de los diarios de papel en los próximos cinco años. ¿Usted qué opina?

R. Me gusta leer el diario en papel porque es un soporte que pertenece a mis rituales cotidianos. La primera vez lo leo de principio a fin en cinco minutos. Luego lo cojo otra vez y me detengo más en algunas informaciones. Luego, como no tengo tiempo, lo guardo y lo vuelvo a coger por la noche. A veces arranco una página y me la guardo en el bolsillo. Puedo decir que tengo una relación física porque casi me lo como. Pero es tonto decir que esto es importante (…). Creo que, en el fondo, este debate es un debate de segunda mano. Los instrumentos cambian, evolucionan, se hacen más eficaces. El debate sobre el papel impreso me parece un detalle, me parece que es mucho más interesante el tema de cómo se buscan y se encuentran las verdades.

P. Usted dijo que cada edificio cuenta una historia, ¿en qué sentido?

R. No es verdad que la arquitectura sea un arte sólo técnico, aunque me gusta que haya una fuerte capacidad técnica. Fundamentalmente es un arte expresivo. Construirse un refugio es una actividad paralela a la de celebrar o representar su propia identidad. Por esto me interesó construir en Nueva Caledonia. Siempre hay en la construcción un deseo de representarse, a través de símbolos o a través del uso del espacio. Todas estas cosas representan y entonces cuentan una historia.

P. ¿Qué historia cuenta el proyecto de Potsdamer Platz en Berlín?

R. Fue un proyecto muy complicado, hasta demasiado grande. Ocurrió todo muy rápido. Se trató de responder a una ciudad que de improviso, en 1989, vio caer el muro. Durante dos años dije que había que guardar partes de este muro, pero mi sugerencia fue ignorada porque Berlín es una ciudad que siempre ha querido borrar las trazas de sus derrotas. En 1945, después de la II Guerra Mundial, se demolió lo poco que quedaba de Potsdamer Platz. Esa zona se convirtió en un desierto, no por las bombas, sino por los políticos y los urbanistas que quisieron olvidar porque estaba emplazada en tierra de nadie. Berlín es una ciudad extraordinaria que siempre tuvo ganas de inocencia. Luego, en 1961 vino el muro, y ese desierto se consolidó. Cuando cayó el muro, desapareció en 15 días. Otra vez, las ganas de borrar y olvidar. Cada vez que vuelvo y paso por esa zona siento un verdadero placer, porque está muy habitada y ya forma parte de la ciudad, y en cierta medida tiene estos rasgos de transparencia. No es una ciudad de piedra. Además tiene el agua, que es una presencia poética. Fue una experiencia extraordinaria, difícil, complicada. Trabajaron allí 5.000 obreros, de los que sólo 500 eran alemanes. Los otros eran turcos, italianos, franceses, ingleses, indios. Una vez, Daniel Barenboim visitó la obra y dijo: “¿Por qué no hacemos un ballet con todas las grúas?”. Había 24, y lo hicimos. Barenboim dirigió el espectáculo. El problema era que en las grúas ¡había 24 personas que hablaban siete idiomas distintos! Fue una Babel extraordinaria, porque este lugar había sido testigo de la historia de intolerancia más grande de la época moderna -allí debajo estaba el búnker de Adolf Hitler- y se convirtió, con la obra, en un lugar de intercambio y cooperación. Y funcionó.

P. Usted ha construido por todo el mundo, pero no en España (excepto el edificio Luna Rossa, en Valencia, encargado por un italiano). ¿Por qué?

R. Justo, ¿por qué? No sé, me gustaría. Adoro España, me gusta Madrid y amo Barcelona, que es una ciudad que conozco bastante bien. Pero, por alguna razón que se me escapa, no lo he hecho. Estoy seguro de que habrá ocasión, un día u otro.

P. Se cumplen los 30 años de la inauguración del Centro Pompidou, el proyecto que en cierta medida revolucionó el papel del museo en la ciudad. ¿Hay el mismo compromiso revolucionario en la construcción hoy de estructuras parecidas?

R. Yo trato de comprometerme cada vez. Beaubourg vino justo cuando tenía que venir. El 68 fue un momento liberador, en particular para la cultura francesa. El concurso se hizo en el 71, solamente tres años después. En aquellos años, el museo se tenía que transformar, porque era un lugar viejo, visitado sólo por expertos. Tenía que ser un lugar abierto a todo el mundo. Esta idea estaba presente en el programa de Beaubourg. Pero nosotros estábamos locos, y llevamos el programa al extremo e hicimos una máquina urbana. Profanamos el mundo perfecto del arte y de los artistas e hicimos un caos, donde la gente se pudiera encontrar feliz. Esta profanación pertenecía a la lógica del momento. Beaubourg simplemente aceleró lo que tenía que ocurrir. Por esta razón la arquitectura es un arte extraordinario, puede interpretar un momento y acelerar un cambio. Cada vez cambia, y tú eres un poco como un Robinson Crusoe, que parte y cada día llega a un lugar distinto, y de vez en cuando se tiene que preguntar por qué, y si encuentra una respuesta, entonces sigue. Es una tensión utópica. Una utopía del realismo. De hecho, no termino de entender por qué envejecí. Sigo viéndome como un chico.



El Pompidou cumple 30 años con el proyecto de abrir otro centro en Shangai
enero 24, 2007, 4:42 am
Filed under: Paris, Piano, Pompidou, Rogers

16/01/2007 | Actualizada a las 18:29h

París. Aída Palau (EUROPA PRESS).- El centro de arte contemporáneo de París, el Georges Pompidou, celebrará a finales de este mes su 30 aniversario con el proyecto inmediato de abrir otro centro en Shangai y una delegación en Metz.

El Georges Pompidou o Beaubourg, como se conoce en París por el céntrico barrio en el que está instalado, fue inaugurado el 31 de enero de 1977 por el entonces presidente Valéry Giscard d’Estaing y revolucionó el concepto de centro de arte al integrar en sus instalaciones salas de exposiciones, biblioteca, encuentros, conferencias y conciertos. Unas actividades que han conseguido interesar a todos los públicos.

Según su presidente Bruno Racine, el centro ha alcanzado la utopía de hacer coexistir en un mismo lugar actividades diferentes. El presidente de Francia Georges Pompidou fue el que inspiró su creación aunque nunca consiguió ver materializada su innovadora idea ya que murió en 1974.

De una singular y revolucionaria arquitectura, este mastodonte que se levanta no muy lejos del Ayuntamiento de París fue diseñado por los arquitectos Renzo Piano y Richard Rogers y ya ha sido reformado una vez. Una estructura de cristal y de metal de color rojo, azul y verde que ha envejecido muy bien a pesar de las críticas de sus detractores en sus inicios.

Treinta años después, el centro Georges Pompidou se va a exportar al extranjero aunque ya hay otros centros que han adoptado este concepto como el Centro de Cultura Contemporánea de Barcelona (CCCB). Está previsto que se abra antes de 2010 el centro Georges Pompidou de Shangai que si bien se regirá por el derecho chino, el centro de París será el programador con exposiciones venidas de Francia de artistas occidentales y chinos.

Para el presidente del centro, Bruno Racine, la implantación en China es fundamental: “Se trata de dar a conocer al público chino los grandes artistas del siglo XX y XXI y por otro lado, profundizar en el conocimiento del arte chino y asiático”, afirma el presidente del Centro que añade que “no se trata de vaciar el centro de sus obras”, al ser preguntado en el diario ‘Le Monde” sobre el temor de que los museos franceses se vean despojados de sus obras. De las 58.000 piezas que posee el centro sólo se exponen en París 2.000 y 3.000 se prestan anualmente a otros museos.

La actividad creativa y artística también se va a descentralizar con la apertura de un centro delegado en la ciudad de Metz.