Noticias de Arquitectura


Un duo d’architectes récompensé pour leur engagement éthique
julio 7, 2008, 3:13 am
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Lacaton - Vassal

Valérie Sasportas
04/07/2008 | Mise à jour : 10:52 |
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Le grand prix national de l’architecture 2008 a été décerné à Lacaton & Vassal, dont le travail vise à privilégier le confort sur l’esthétique.

Dilater les lieux pour obtenir de la lumière naturelle, des vues. Traquer tout ce qui est « inutile » pour habiter l’espace dans les meilleures conditions de bien-être. Le credo du duo d’architectes Lacaton & Vassal, depuis leur association en 1987, vient d’être couronné par le grand prix national d’architecture 2008, plus haute distinction française en la matière, par la ministre de la culture, Christine Albanel.

« Nous sommes d’autant plus heureux que cette distinction porte sur l’ensemble d’un travail et pas seulement sur un projet », se réjouissent les lauréats, dont l’attitude professionnelle correspond à un véritable engagement éthique.

C’est la maison Latapie à Floirac, en Gironde, inspirée d’une serre, minimale et à moindre coût qui, en 1993, a fait connaître Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, deux concepteurs d’origine bordelaise âgés respectivement de 53 et 54 ans. Édifices à base de tôle ondulée ou de serres plastifiées, entourés de grands grillages ou de baies vitrées géantes composent leurs constructions où « le confort, l’ambiance, la générosité » prévalent « sur l’esthétique ».

Une exposition monographique

Parmi leurs principales réalisations, figurent aussi le Musée archéologique de Saintes (1995), l’aménagement de la place Léon-Aucoc à Bordeaux (1996), le café UNA, le centre d’architecture de Vienne, en Autriche (2001), le Palais de Tokyo à Paris (dédié à la création contemporaine, 2002), quatorze maisons dans le programme de logement social de la Cité Manifeste à Mulhouse (2005), ou encore l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes, qui reprend l’idée fondatrice de la maison Latapie et doit être livrée en octobre prochain.

Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ont reçu un diplôme réalisé par l’artiste Daniel Buren et une dotation de 10 000 euros. Ils bénéficieront d’une exposition monographique organisée par la Cité de l’architecture et du patrimoine et présideront les prochains rendez-vous de l’architecture en 2009. Le duo a été sélectionné parmi les propositions de deux mille maîtres d’ouvrage, élus, représentants professionnels et autres « personnalités qualifiées ». Avant d’être distingué par un jury, notamment composé de Rudy Riccioti, lauréat 2006, et Jean Nouvel, lauréat 1987 et prix Pritzker 2008, parmi trois autres finalistes : Patrick Bouchain (rénovation du Palais de la porte Dorée qui accueille la Cité de l’histoire et de l’immigration, 2007), Jacques Ferrier (lauréat pour le pavillon français de Shanghaï, 2010) et Françoise-Hélène Jourda. Le grand prix national d’architecture, dont le premier lauréat a été récompensé en 1975, a été relancé en 2004. Il est remis tous les deux ans.

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L’architecture et la Chine à la Cité de l’Architecture à Paris
junio 22, 2008, 3:29 am
Filed under: Francia, La Cité de l’architecture

PARIS (AFP) — La Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris donne cet été un coup de projecteur à la Chine, à l’occasion des prochains jeux Olympiques de Pékin et, à plus longue échéance, de l’exposition universelle de Shanghaï de 2010.

La Cité expose du 18 juin au 19 septembre “Dans la ville chinoise”, une présentation et un “regard sur les mutations d’un empire”, qui évoque l’urbanisme et l’architecture en Chine, leurs traditions et leur avenir.

En parallèle, la Cité expose aux mêmes dates les quatre maquettes finalistes du concours d’architecture organisé pour le Pavillon français à l’Exposition universelle “Shanghai 2010”, dont le projet lauréat signé par l’architecte Jacques Ferrier.

Sur quelque 3.000 m2, l’immense exposition consacrée à la ville chinoise “a l’ambition de donner les clefs” pour comprendre les transformations spectaculaires qu’a vécu la Chine au cours des dix dernières années, et leurs répercussions sur ses habitants.

Selon son commissaire Frédéric Edelmann, également journaliste au Monde, les “Français connaissent mal la Chine, et en ont une vision pleine de clichés”, dit-il à la presse.

L’exposition présente des maquettes, dont un plan-relief du centre de Pékin en 1998 sur 50 m2, des photos réalisées par des Chinois et des films supervisés par le cinéaste Jia Zhangke, Lion d’or à Venise en 2006.

Divisée en trois parties, elle évoque la tradition chinoise en matière de ville, explore ensuite six mégapoles comme Pékin, Shanghaï ou Xian, puis donne la parole à 16 jeunes architectes chinois.

“Dans la ville chinoise” ira ensuite à Barcelone à l’automne, au Centre de Culture Contemporaine.



La arquitectura de Perrault abre las puertas del Centro Pompidou de París
junio 16, 2008, 3:46 am
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Perrault

La ‘Caja Mágica’, construcción en la que Madrid sueña ver el tenis de los Juegos Olímpicos de 2016, o la parisiense biblioteca Francois Mitterrand son dos de las obras del arquitecto francés Dominique Perrault, a quien el Centro Pompidou de la capital gala dedica su primera gran retrospectiva.

A sus 55 años, con el premio nacional de arquitectura bajo el brazo y una trayectoria arquitectónica que ha ido derramando su talento por países como Rusia y España, además de su Francia natal, Perrault aterriza en el Pompidou siguiendo los pasos de Jean Nouvel, Richard Rogers o Renzo Piano.

Medio centenar de sus obras, algunas erigidas en la realidad y otras que nunca pasaron del estadio de proyectos, junto con trece vídeos explicativos de su forma de trabajar, conforman una muestra que estará abierta hasta el 22 de septiembre próximo.

Para descubrir las obras y los estudios más célebres de este creador, el visitante circula por una sala sembrada de tejidos metálicos, elemento esencial en la arquitectura de este geómetra convencido.

A través de maquetas, planos y bocetos emerge el universo arquitectónico de un creador en experimentación permanente, siempre a la búsqueda de nuevos territorios de expresión, según los organizadores de la muestra.

Así, su obra fluye desde las superficies lisas y geométricas de la ‘Caja Mágica’ de Madrid a la nebulosa de aluminio y cristal del Teatro Mariinsky de la ciudad rusa de San Petersburgo, pasando por el Velódromo y Piscina Olímpica de Berlín, obra que él mismo considera esencial porque ‘crea una nueva escenografía’.

Amante de las formas industriales, si hay un elemento que se repite a menudo en sus concepciones es el entramado de alambre grueso que envuelve bastantes de sus edificios.

Ocurre en la plaza Garibaldi de Nápoles, en Italia, en su desechada propuesta para la ampliación del Museo Reina Sofía de Madrid, en su proyecto para la Casa de Francia de Ciudad de México o en la Biblioteca Kansai-Kan de Kioto, en Japón, obras todas ellas representadas a escala en el Pompidou.

El metal gira, se entrelaza y otorga a sus edificios un halo de luz y frescura e invita a desenvolver la creación que se esconde bajo el manto de alambre.

A ello hay que añadir la integración de sus edificios en el espacio, pues además del edificio mismo, Perrault se confiesa interesado también por ‘el paisaje y la creación de una nueva naturaleza: una naturaleza artificial con árboles construidos’.

Un claro ejemplo de esta concepción del espacio es su propuesta para el Parque del Manzanares de Madrid: una espiral de metal que recuerda al ojo de un huracán es, en realidad, una pasarela que atraviesa el río y parte de un jardín arbolado.

También lo es el proyecto que ha ideado para el Palacio de Congresos que ha diseñado para la ciudad española de León y que debe estar terminado para principios de 2009.

Perrault lleva más de quince años a la vanguardia de la arquitectura francesa, sin descuidar por ello su faceta de urbanista.

La obra que proyectó a Perrault al escenario internacional fue la Biblioteca Nacional de Francia, un encargo del difunto presidente de Francia Francoise Mitterrand y que porta su nombre.

Este, reconocido amante de los proyectos arquitectónicos singulares aceptó el diseño de Perrault, un conjunto de angulosas torres situadas en la rivera del Sena que emulan a cuatro libros abiertos y que se inauguró dos años después de que su autor recibiera el Premio Nacional de Arquitectura en 1993.

Terra Actualidad – EFE



Architecture : Dominique Perrault, démonstration de géométrie dans l’espace
junio 16, 2008, 3:44 am
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Perrault

LE MONDE | 13.06.08 | 16h28 • Mis à jour le 13.06.08 | 16h28

Dominique Perrault est un architecte euclidien, un passionné de géométrie qui profite de chaque occasion de la vie pour vérifier la pertinence des lois qui organisent le monde, le plaçant d’équerre ou le faisant tourner en rond. Avec la mezzanine sud du Centre Pompidou, qui accueille son exposition jusqu’au 22 septembre, il ne pouvait pas mieux tomber.

Cet espace rectangulaire peut facilement être remis au carré par un ingénieux artifice de grands rideaux de mailles métalliques, créant autant de salles de projection où s’organise une symphonie rythmée sur l’oeuvre de l’architecte, filmée par le réalisateur Richard Copans.

Les architectes du Centre Pompidou, Renzo Piano et Richard Rogers, exposés ici avant Perrault, avaient meublé l’espace de grandes tables qui leur permettaient de présenter leurs travaux sans avoir à suivre une chronologie mal adaptée à la diversité de leurs réalisations. Perrault joue la même carte. Ses “tables” sont carrées, assez basses, ce qui, dans cet espace dépourvu de photos, et de références techniques, permet de lire remarquablement les maquettes.

Disposés avec la régularité d’un damier, les socles interdisent de classer l’oeuvre en catégories simples : édifices culturels, stades, écoles. Ou encore : projets urbains, ruraux, montagnards. Cela vaut mieux car l’architecte, âgé de 55 ans (il est né en 1953 à Clermont-Ferrand), se range difficilement dans ce type de boîtes.

Le commissaire de l’exposition, Frédéric Migayrou, propose cependant dans le catalogue un classement délicieux, qui rappelle l’imaginaire des plus célèbres chocolatiers contemporains : boîtes, voiles, tectoniques, piles ou méréologies… La méréologie, pour qui l’ignore, est un modèle de pensée, à mi-chemin entre mathématiques et philosophie, qui, pour faire court, se préoccupe des liens entre le tout et la partie.

LE “MAUSOLÉE”

De fait, il est assez difficile de définir chez Perrault une écriture qui obéirait à une constante simple. Convoquons, comme témoin, la Bibliothèque nationale de France dont les quatre tours évoquent la froide rigidité d’un réfrigérateur haut de gamme proprement disséqué, et voici Perrault habillé en maniaque sans âme de la géométrie classique. Bien que versaillais de coeur, les Parisiens ont été peu nombreux à exprimer reconnaissance et admiration à celui qui a édifié le “mausolée” de François Mitterrand.

Rejet viscéral d’une réalisation qui recèle pourtant, pour les lecteurs, de belles qualités de confort et une multitude de détails remarquablement soignés et dessinés.

Partons pour Berlin où se trouve un projet plus férocement géométrique encore : un complexe sportif associant un vélodrome (toit rond) et une piscine (couverture quadrangulaire), mariés dans la perspective des Jeux olympiques de l’an 2000, qui iront finalement à Sydney. C’est une version “body-buildée” de la rêveuse BNF.

Au-delà de ces premiers grands projets, l’exposition permet de découvrir, en une cinquantaine de projets, un architecte aux facettes multiples, déconcertantes, tour à tour énervantes et fascinantes. Côté nerfs, la nouvelle salle du Théâtre Mariinsky (l’ancien Kirov), au coeur de Saint-Pétersbourg, énorme hanneton doré, si vivement contesté qu’il ne pourra pas l’achever.

C’est une des premières tables que rencontre le visiteur. Comme pour la BNF, où il faisait face à d’incessantes polémiques, Dominique Perrault semble prendre plaisir à affronter l’adversité et la critique. Sur l’affiche de Beaubourg, il joue au clown ou au magicien, prêt à jaillir des rideaux métallisés. Il a clairement aussi un côté torero.

Il est donc bienvenu en Espagne. L’immense stade de tennis qu’il construit actuellement à Madrid, encore un carré, encore des boîtes et du métal, correspond assez bien au mariage du spectacle et de l’austérité qui caractérise le meilleur de l’histoire architecturale du pays.

L’université Ewha (réservée aux femmes), rêvée comme une faille monumentale dans les flancs ondoyants de Séoul, en Corée du Sud, révèle, au-delà de la rigueur du technicien, une capacité d’habiter le paysage plus douce qu’à l’ordinaire. Classée “tectonique” par Migayrou, elle rappelle aussi la maison de campagne de Perrault, cachée dans un pli de Bretagne.

Dominique Perrault Architecture. Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, Paris-4e. Mo Rambuteau. Tous les jours sauf le mardi, de 11 heures à 21 heures. Jusqu’au 22 septembre. De 8 € à 12 €.
Catalogue, éditions HYX, 208 p., 650 illustrations, 40 €.

Frédéric Edelmann



Dominique Perrault, l’architecte des sensations
junio 16, 2008, 3:43 am
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Perrault

Marie-Douce Albert
10/06/2008 | Mise à jour : 10:42 | Commentaires 1
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Le Centre Pompidou révèle, à travers deux cents maquettes, l’œuvre prolifique et souvent méconnue du concepteur de la Bibliothèque nationale de France.

Y a-t-il une vie après la Très Grande Bibliothèque ? Il y a un peu plus de dix ans, les quatre tours des bords de Seine et leur jardin caché étaient définitivement ouverts au public. L’ensemble monumental était signé par un jeune architecte, Dominique Perrault. Il n’avait que 36 ans l’année où il avait remporté ce grand concours de l’ère mitterrandienne et fêtait ses 44 ans au moment de l’achèvement total du projet. Il avait connu la gloire et affronté les polémiques. Ensuite, il se fit plus discret. « De 2000 à 2005, nous avons fait beaucoup d’études et presque rien construit, raconte-t-il. Mais dans les cinq prochaines années, nous avons une trentaine de bâtiments à venir, dont quatre ou cinq en France. »

Perrault est prolifique et il suffira de pénétrer, dès demain, dans la galerie sud du Centre Pompidou pour s’en persuader. Cette rétrospective prouve qu’il y a non seulement une vie mais une œuvre au-delà de la Bibliothèque. « J’ai un certain plaisir à présenter 60 projets dont 45 sont relativement inconnus, y compris des professionnels », remarque le commissaire de l’exposition, Frédéric Migayrou, qui fait le compte : « Perrault a étudié quelque 400 projets » depuis le début de sa carrière.

Mais ce n’est pas la quantité qui en fait le troisième homme de l’architecture française, avec Jean Nouvel et Christian de ­Portzamparc, ainsi qu’une star à l’étranger. Dominique Perrault, né en 1953, à Clermont-Ferrand, est peut-être architecte parce qu’il n’est pas devenu peintre ce qui est bonnement impensable dans sa famille d’ingénieurs , mais Frédéric Migayrou entend démontrer qu’il est devenu « un très grand architecte ».

Assembler des choses simples

Les quelque 200 maquettes présentées au Centre Pompidou, dont évidemment celles de la BNF, présentent ainsi « sa force d’innovation » et « l’originalité de son langage », poursuit le commissaire. « Dominique Perrault n’impose pas un objet mais crée des espaces, décrypte-t-il. Il fait une architecture que l’on traverse, que l’on expérimente. C’est participatif et très généreux ».

Du complexe olympique de Berlin à la tour hôtel de Barcelone, du stade de tennis de Madrid aux futures tours semi-jumelles de Vienne, Dominique Perrault travaille à assembler des choses simples, non pour dresser des murs mais pour créer des sensations, une « géographie », une relation physique avec l’environnement. « Tout cela est plus de l’ordre du paysage que du bâtiment », juge l’architecte. Certains parlent de « minimalisme », de « non-architecture »… Dominique Perrault assume ces mots et résume son travail en quelques paradoxes : « On peut faire beaucoup avec peu, de l’architecture sans ornementation et disparaître tout en construisant un bâtiment. »

Enveloppement des formes
Si une architecture selon Perrault est un volume simple qui remplit son office, on peut tout de même jouer sur ses limites. De son projet pour le concours international pour la Fondation Pinault jusqu’au complexe hôtelier qu’il bâtit à Tenerife, Dominique Perrault enveloppe ses constructions. À Tenerife, le bâtiment s’habille ainsi d’un vaste filet métallique sur lequel la végétation viendra s’accrocher. Quant au centre de tennis olympique de Madrid (ci-dessus) qui doit être achevé au printemps 2009, il joue les boîtes magiques. Outre ses toitures amovibles, il est empaqueté dans une housse de tissu métallique. Premier filtre contre la pluie, le soleil et le vent, celle-ci rend surtout « le bâtiment vivant. Le jour, la maille est opaque et brillante et la nuit, elle donne un effet lanterne et devient transparente, révélant les volumes qui sont derrière », explique l’architecte. Il se joue ainsi de ce mal nécessaire : la séparation imposée par l’acte de bâtir des murs. Dans sa cotte de maille, l’édifice n’est ni totalement fermé, ni totalement ouvert.

(Dés)équilibre
Perrault prône la forme simple, neutre », qui « n’a pas d’autres fonctions que de protéger, d’abriter des fonctions ». Loin de toute envolée de béton lyrique, les hôtels qu’il construit à Barcelone et à Milan pourraient donc se contenter de leur condition de parallélépipèdes. Mais si les deux tours de Milan (ci-contre), qui abriteront un trois et un quatre étoiles à la fin de l’année, sont des jumelles carrées, « elles sont décalées l’une par rapport à l’autre, légèrement inclinées, ce qui crée des immeubles en mouvement », décrit l’architecte. Leur habit de verre noir renforce l’illusion d’optique en leur donnant comme l’allure d’un « mirage » sous un grand soleil. « La lumière est toujours essentielle, elle rend l’architecture solide ou vibratile », estime Dominique Perrault. Quant à la tour de Barcelone qui sera livrée à la fin du mois, elle est, comme un échassier, posée sur un pied et présente un porte-à-faux à 20 mètres du sol propre sans doute à donner le vertige. « Avec peu de moyens stylistiques », Perrault joue donc avec la perception des passants, les touche, les impressionne.

Effacement
Parfois Perrault enfouit ses bâtiments, les inscruste dans le sol. Ce n’est pas par fausse modestie, par désir farouche de se faire discret mais plutôt par « volonté de créer un caractère de l’ordre du paysage ». En 1999, il achevait un complexe sportif à Berlin, monumental mais tapi dans le sol dans un verger de pommiers. À Séoul (ci-contre), il a créé une vallée en pente douce pour abriter des activités sur le campus de l’université féminine Ewha. Un bâtiment qui semble ne pas en être un, inauguré en avril dernier. « Il y avait là une espèce de non-lieu, une excavation dans la colline sur laquelle se trouvent les pavillons de l’université où l’on trouvait parking et terrains de sport. L’idée était donc de reconstruire ce paysage de parc », explique-t-il. Les équipements sont camouflés dans une faille et rendent la colline habitée. « Les choses sont en partie cachées, reconnaît l’architecte, mais elles sont aussi mises en scène. »

Du 11 juin au 22 septembre au Centre Pompidou, 75004 Paris. Tél. : 01 44 78 12 33 ou http://www.centrepompidou.fr Catalogue : 40 €.



Signé Nouvel
mayo 31, 2008, 1:06 pm
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Nouvel

Lauréat de la consultation lancée par l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad), Jean Nouvel – associé ici aux investisseurs d’origine espagnole Medea et Layetana – livrera à “Noël 2013” sa tour Signal à 600 millions d’euros (minimum). Ce “donjon symbole du renouveau de La Défense”, haut de 301 mètres, jouera la carte d’une relative mixité programmatique en panachant sur 140 000 m2 des commerces, des bureaux, un hôtel de 333 chambres et 90 logements de très grand luxe de 200 à 300 m2 chacun : “Je vous le concède volontiers, ce n’est pas un programme social” et “ça n’a pas pour objet de répondre à la pénurie du logement”, a concédé sur ce dernier point Patrick Devedjian, président de l’Epad…

Vingt ans après le fiasco de sa “Tour sans Fins”, le Pritzker 2008 revient sur le théâtre d’un de ses plus cuisants revers “avec la même exigence”, pour un projet radicalement différent à tous égards. Les temps ont changé, la donne économique s’est parée des atours du développement durable et de la “Très haute qualité émotionnelle” revendiquée par l’Epad… “Un rééquilibrage humaniste du quartier de La Défense est nécessaire, a pourtant plaidé Jean Nouvel. Les tours ne sont plus des monstres froids”.
Paradoxale, la future tour Signal l’est sans aucun doute. D’apparence mastoc, “trapue” et presque simpliste, elle dissimule cependant une réelle finesse de conception. Formée de quatre plots cubiques superposés et évidés, elle accueillera quatre vastes “loggias” décorées; des espaces semi-ouverts, accessibles au public et visibles depuis l’extérieur, revêtus sur leurs trois faces internes de “dragons fractals” colorés, des motifs inspirés à Nouvel par les travaux du mathématicien français Benoît Mandelbrot.

Corsetée de béton “revêtu d’acier inox mat couleur de zinc”, elle miroitera sous la lumière (très haute qualité émotionnelle oblige) grâce à des embrasures de fenêtres métalliques “couleur or” et respectera les préconisations de la démarche HQE, ainsi que les exigences réglementaires américaines (LEED) et britanniques (BREEAM) en matière d’excellence environnementale. D’où une ventilation naturelle possible des loggias-atriums, des éoliennes au sommet et des panneaux photovoltaïques à satiété. Sans oublier l’éclairage naturel rendu partout possible par la faible épaisseur (12m) du bâti.
Quid des quatre autres finalistes malchanceux? “Tous les projets ne sont pas perdus” a prophétisé Patrick Devedjian au sujet des propositions de Jacques Ferrier, Jean-Michel Wilmotte, Daniel Libeskind et Norman Foster… Toutes ne dormiront sans doute pas longtemps dans les cartons. A preuve la décision du Groupe Hermitage de réaliser à Courbevoie le projet porté par Jacques Ferrier. La course de vitesse est d’ores et déjà engagée. Alors? Un Signal, des signaux?…
Jacques-Franck Degioanni



Jean Nouvel, el arquitecto de la transparencia, el vidrio y el metal
mayo 31, 2008, 1:05 pm
Filed under: Arquitectura Francesa, Francia, Nouvel

PARÍS (AFP) — Coronado en 2008 con el Premio Pritzker, el galardón más prestigioso de la arquitectura mundial, el francés Jean Nouvel añadió este martes el diseño de Torre Señal (escogido entre cinco proyectos) a su admirable currículum, marcado por la transparencia y el recurso al vidrio y al metal.

Nouvel construirá este rascacielos de 301 metros de altura en el barrio de negocios parisino La Defense, tras imponerse en un concurso en el que rivalizaba con arquitectos de la talla del británico Norman Foster y del estadounidense Daniel Libeskind. A la cabeza de un equipo de unas 140 personas, Jean Nouvel, de 62 años, es autor de decenas de museos, inmuebles de oficinas y viviendas, teatros y residencias privadas en Europa, EEUUy Japón.

Entre sus obras maestras, figuran el Instituto del Mundo Árabe de París, que le lanzó a la fama mundial en 1987, el museo también parisino del Quai Branly, la torre Agbar de Barcelona, la ampliación del museo Reina Sofía de Madrid, la Torre Dentsu de Tokio o el teatro Guthrie de Minneapolis (EEUU).

Y los estudios de Jean Nouvel suman y siguen. Hoy en día preparan ambiciosos proyectos como el Louvre de Abu Dhabi, nuevas torres en Viena y Manhattan, el puerto de Vigo, un edificio de oficinas en Londres o viviendas en la isla de Ibiza. Siempre vestido de negro, de cráneo afeitado, este arquitecto corpulento nació en Fumel, al suroeste de Francia, el 12 de agosto de 1945.

El joven que quería ser pintor, se inscribió en 1964 en la Escuela de Bellas Artes de Burdeos, pero en arquitectura. En 1966, quedó primero en el concurso de ingreso a la Escuela Nacional Superior de Bellas Artes de París, donde se diplomó en 1972. Había abierto su primer estudio dos años antes y en 1994 fundó los actuales Talleres de Jean Nouvel.

Su trabajo se distingue por privilegiar una arquitectura de vidrio y metal, los juegos de luz y sombra, de transparencias y reflejos. Asegura recurrir a todos los efectos del cine, “las secuencias, los planos o el travelling” para construir sus recorridos arquitectónicos. Nouvel defiende una arquitectura “contextual y conceptual” y pone especial ciudado en que su obra “no ignore nunca dónde se encuentra y qué se sitúa a su alrededor”.

Militante -cofundó en 1977 el sindicato de arquitectura francés-, de actitud desacomplejada, Nouvel ha dado el pistoletazo de salida a varias controversias arquitectónicas en París. No siempre apreciado por sus colegas, el arquitecto también sabe lo que es el fracaso y guarda algunos proyectos frustrados en el cajón.

Entre ellos, el que realizó para el barrio comercial de Les Halles, en el centro de la capital francesa, o el gran estadio de Saint Denis, a las afueras. Nouvel, padre de tres hijos, es también diseñador desde hace 20 años. Crea camas, sofás o juegos de té, actividad paralela a la dirección de espectáculos de danza y a su puesto de máximo responsable de museografía del Quai Branly.

Las distinciones no le faltan: León de Oro en la Bienal de Venecia en 2000, medalla de oro del británico Royal Institute of Architects (Gran Bretaña), Equerre d’Argent (Francia) y Praemium Imperiale (Japón). El último, el Premio Pritzker, es considerado como el Nobel de la arquitectura.