Noticias de Arquitectura


Tadao Ando, l’architecte qui fait dialoguer l’ancien et le moderne
junio 4, 2009, 2:07 am
Filed under: Ando, Le Figaro | Etiquetas: ,
Béatrice de Rochebouët
02/06/2009 | Mise à jour : 12:42
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Tadao Ando, en septembre 2007, lors de la présentation de sa maquette pour la Douane de mer.
Tadao Ando, en septembre 2007, lors de la présentation de sa maquette pour la Douane de mer. Crédits photo : Errebi/ROPI-REA

En respectant l’esprit de la Pointe de la douane, ce Japonais discret a imposé sa ligne minimaliste, réalisant une communion parfaite entre l’architecture et l’art.

Un Japonais à Venise ! Le choc de deux cultures. La tradition face à la modernité la plus radicale, dans le minimalisme des lignes et des matériaux. Et pourtant, Tadao Ando, lauréat du Pritzker Prize qui offrit, en 1995, sa distinction aux orphelins du tremblement de terre de Kobe, peut aujourd’hui savourer sa consécration. Arrivé lundi du Japon, ce petit homme au caractère bien trempé sous des airs discrets savoure son bâtiment débarrassé in extremis de ses palissades, après quatorze mois de travaux, quatre visites de chantier et des mois de discussions avec la Ville, menées avec une main de fer par son coordinateur général, l’Italien Eugenio Tranquilli.

Pour son projet de fondation à la pointe de l’île Seguin, un « vaisseau flottant » en verre de plus de 243 mètres de long (nos éditions du 11 juillet 2003), François Pinault avait choisi cet autodidacte sans diplôme. Né en 1941 dans un milieu populaire d’Osaka, il entreprit, dans les années 1960, un voyage initiatique à travers le monde, à pied, en train et en bateau, avec seulement quelques sous en poche.

Séduit par son «approche humaniste de l’architecture», l’homme d’affaires breton a réussi à l’imposer de nouveau pour la Pointe de la douane, édifice blanc à bossage rustique, surmonté de sa tour carrée, éperonnant lui aussi, comme la proue d’un navire, la lagune vénitienne.

Tout en finesse pour respecter ce lieu historique mais aussi pleine de cette force moderniste propre à Tadao Ando, la réhabilitation de ce bâtiment mythique du XVe siècle, reconstruit au XVIe, est une grande réussite.

La magie de cet espace de 5 000 m², divisé en neuf nefs perpendiculaires aux canaux pour servir au débarquement et au stockage des marchandises venant de la haute mer, repose sur «un subtil et intense dialogue entre l’ancien et le moderne», explique Tadao Ando. «En rénovant avec soin les façades originelles, en laissant à nu les murs de briques et en mettant en valeur l’imposante charpente en bois, l’ancienne Douane de mer a retrouvé sa majesté d’antan, tout en devenant un bâtiment phare de la future Venise du XXIe siècle», ajoute-t-il.

Ainsi, l’architecte s’efface der­­rière le bâtiment tout en lui imposant sa marque avec de nouvelles fenêtres et portes le long des rives recouvertes de grilles réalisées d’après un modèle de Carlo Scarpa – un des maîtres à penser du Japonais avec Palladio -, conçu pour le magasin Olivetti, place San Marco.

Un écrin gris au milieu d’un bâtiment en brique rouge

Tadao Ando n’a jamais caché sa passion pour Le Corbusier, qu’il tenta de rencontrer juste avant sa mort, et l’emploi extrêmement novateur qu’il fit du béton dans ses constructions. Il règne ici en maître. Et de son écrin gris planté au milieu du bâtiment en brique rouge, sorte de «boîte à béton», comme le définit l’architecte, posée à l’emplacement de l’ancienne cour carrée, se dégage une incroyable spiritualité. La communion entre l’architecture et l’art est parfaite.

L’émotion peut vous prendre à la gorge. On croirait que les immenses Rudolph Stingel (dont l’autoportrait de l’artiste) ont été faits pour cette chapelle qui appelle au recueillement. «Traversant l’espace de part et d’autre, la lumière changeante de la lagunequi transforme à chaque minute la couleur du béton est un élément essentiel du projet», explique Tadao Ando. Par les fenêtres, du côté du Grand Canal et du côté de la Giudecca, la Venise des doges fait sans cesse son apparition, pour faire le lien entre tradition et modernité.



Première image du futur Roland-Garros
mayo 19, 2009, 3:06 am
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14/05/2009 Le projet de Marc Mimram prévoit un stade de 15.000 places avec un toit rétractable (illustration : Arte Factory).
Le projet de Marc Mimram prévoit un stade de 15.000 places avec un toit rétractable (illustration : Arte Factory). Crédits photo : AP

L’architecte Marc Mimram a été choisi par la Fédération française de tennis pour réaliser le nouveau court central (15.000 places) de Roland-Garros. Le stade adoptera une architecture ouverte, avec une toiture rétractable et sera construit sur un site situé à environ 450m de l’actuel stade Roland-Garros.

L’actuel court central devrait également être doté d’un toit.

» Le futur stade en images



L’architecte Renzo Piano fait rayonner Chicago
mayo 19, 2009, 3:01 am
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Grâce à sa nouvelle extension inaugurée vendredi dernier, l’Art Institute se hisse à la deuxième place des musées américains, derrière le Metropolitan de New York.

Avec ses buildings de pierre ou de verre, de marbre ou d’acier s’élançant à la conquête du ciel, Chicago est la ville de l’architecture par excellence. Après l’incendie de 1871, les plus grands noms, de Louis Sullivan à Mies Van der Rohe en passant par Frank Lloyd Wright, ont marqué de leur empreinte la capitale du blues. Comment Renzo Piano, ce lauréat du prix Pritzker qui nous a déjà étonnés avec le Centre Pompidou à Paris, la Fondation Beyeler à Bâle, la Menil Collection à Houston, aurait-il pu faire abstraction de cette architecture si grandiose en imaginant la nouvelle extension de l’Art Institute ?

La réussite de cette aile de 25 000 m², entre classicisme et modernisme, tient justement à sa transparence avec ses murs-rideaux de verre et d’acier qui permettent, comme l’a rappelé l’élégant Italien à la barbe grise, « une totale communion avec l’architecture de la ville, qui fut l’un des grands chocs de ma vie ».

Vendredi dernier, le Tout-Chicago – peu d’Européens en dehors de Samuel Keller, de la Fondation Beyeler, et pas un représentant d’institution française ! – est venu admirer ce « bâtiment aérien et lumineux » aux murs blancs et parquet de chêne clair qui s’intègre au cadre spectaculaire du Millenium Park, relié au second étage par une passerelle d’acier (le Nichols Bridgeway) longue de 190 mètres.

Côté nord, la façade semble s’effacer comme par magie pour projeter le visiteur dans le parc de dix hectares que dominent les pétales d’acier du Jay Pritzker Pavillon de Frank Gehry, dans un écrin impressionnant de gratte-ciels. De ce côté, la salle des sculptures de Brancusi, posées comme en lévitation, et celle des bronzes de Giacometti, avec son immense homme semblant marcher vers le ciel, est une grande réussite.

Un département vidéo

L’horizontalité de la nef intérieure avec ses passerelles ouvertes et ses jeux d’escaliers contraste avec la verticalité des façades et ses immenses pylônes supportant le toit conçu comme un tapis volant fait d’alvéoles qui filtrent les rayons du soleil pour restituer aux galeries une lumière naturelle.

Tableaux et installations éclatent ainsi dans toute leur splendeur virginale. Le parcours est classique avec un parti pris chronologique. Le visiteur commence par le dernier étage avec ses Picasso, Matisse, Klee, Léger, Kandinsky, Miro, Magritte, Cornell (une vitrine consacrée à ses boîtes poétiques). Il descend ensuite d’un niveau vers les Américains, Pollock ou De Kooning, pour entrer dans l’univers contemporain de Bruce Naumann, d’Ellsworth Kelly, auteur de la sculpture monumentale extérieure en aluminium blanc. Il découvre Charles Ray, ce natif de Chicago qui a reconstitué, grâce à une équipe d’artisans japonais, un tronc d’arbre de 12 mètres de long, Hinoki, véritable énigme philosophique acquise en 2007, et Robert Gober dont les installations emblématiques évoquent le désarroi de l’Amérique.

La sélection offre peu d’artistes allemands, à l’exception de Lucian Freud et Gerhard Richter avec sa Femme descendant l’escalier en noir et blanc ressemblant à un courant d’air sortant d’un gratte-ciel. Le parcours se termine avec l’architecture et le design, où les frères français Bouroullec sont à l’honneur ainsi que la photo et la vidéo. Le musée s’est enrichi de la récente donation (une vingtaine d’œuvres) du couple Donna et Howard Stone. Mais il n’en est montré qu’une pièce, actuellement celle de l’Anglais Steve McQueen. Dommage car c’est le département le plus novateur de ce musée tout beau, tout neuf…

111 Michigan Avenue, www.artinstituteofchicago.org



Architecture : les dix projets du Grand Paris dévoilés
marzo 18, 2009, 3:52 am
Filed under: Le Figaro, Paris | Etiquetas: ,
Claire Bommelaer et Béatrice de Rochebouet
11/03/2009 | Mise à jour : 23:07
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Le projet de train aérien de l'atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)
Le projet de train aérien de l’atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)

Les dix cabinets internationaux présentent jeudi, au Conseil économique et social, le fruit de leur réflexion sur la métropole de demain.

Lancé par Nicolas Sarkozy en 2007 pour en faire une métropole compétitive au niveau mondial, le Grand Paris va-t-il voir le jour ? Jeudi, les dix cabinets d’architectes – six Français, quatre étrangers -, chargés de plancher sur ce vaste et nébuleux sujet dévoilent la synthèse de leur projet, au Conseil économique et social. Devant 300 personnes triées sur le volet (un comité de pilotage et un conseil scientifique), chacun doit, en seulement 35 minutes, résumer une réflexion de plusieurs mois écrite en 300 pages et tenter de convaincre. L’exercice est plus que périlleux.

Selon Jean Nouvel, un des concurrents, il relève même de «l’impossible». D’autant que ce grand oral se déroule dans un contexte de confusion extrême après le report par le président de la République des propositions de la commission Balladur qui préconisait de fusionner la capitale avec trois départements limitrophes. Sur fond d’élection régionale, Bertrand Delanoë, le maire de Paris et Christian Blanc, secrétaire d’État à la Région capitale, poussent par ailleurs chacun de leur côté, leurs projets de grande métropole du XXIe siècle.

Utopie ou réalisme ? La synthèse des dix projets, dont Le Figaro dévoile les grands axes, est à la frontière. Dans un langage parfois abscons, oscillant entre des grandes phrases moralo-philosophiques et des propositions concrètes, ces projets ont un point commun. Tous, ou presque, partent d’une réalité existante, celle d’un urbanisme dévorant qu’il faut canaliser et d’un réseau de transports qu’il faut réorganiser. Et réfléchissent sur l’environnement de la métropole après le protocole de Kyoto.

Antoine Grumbach veut faire aller Paris jusqu’au Havre en créant une vallée de la Seine. Le groupe Descartes propose un changement d’échelle par 20 «villes durables» de 500 000 habitants. De son côté, AUC mise sur la voiture électrique pour repenser la proximité entre les gens. Jean Nouvel, lui, ose «les écovilles verticales» qui «fédèrent et aimantent leurs voisins» autour d’elles.

«Changer le modèle de développement»

Toutes les équipes seront reçues demain par Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Mardi 17 mars, le grand public pourra venir consulter leurs projets, et en débattre avec le ministère de la Culture en charge de cette consultation internationale d’une ampleur sans précédent, au Théâtre national de Chaillot, à Paris. Une exposition de maquettes sera enfin présentée à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à partir du 29 avril et jusqu’au 22 novembre.

Après quoi, il restera bien sûr à prendre une décision d’application. Mais comment, sous quelle forme et avec quels acteurs ? Pour l’instant, la confusion règne sur le calendrier, ne serait-ce que parce que le secrétaire d’État, Christian Blanc, et les cabinets d’architectes n’ont pas travaillé de concert.

Qu’importe. Pour Jean Nouvel, cette réflexion sur la métropole du XXIe siècle, aussi imparfaite soit-elle, est une chance et une nécessité. Tout simplement, parce que «le changement d’époque que nous vivons s’accompagne d’un changement de modèle de développement».

(atelier Castro-Denissof-Casi)
(atelier Castro-Denissof-Casi)

Atelier Castro Denissof Casi : une capitale poétique pour le monde

Un Grand Paris avec «des poètes, de la dérive, de la flânerie et du voyage». Estimant que le rayonnement de Paris est lié à sa beauté, le cabinet veut mettre du «beau» dans la métropole et dans la banlieue. Huit «entités cohérentes» (à droite, l’Écoplanète du port de Gennevilliers), s’étalant dans un périmètre de 40 kilomètres qui rassemble 8 millions d’habitants, formeront le Grand Paris. Pour appuyer son projet, le cabinet propose une «grande souscription nationale» afin de «transformer l’habitant en bâtisseur». Des «transports poétiques» (trois boucles de tram), des «transports rapides» (un métro aérien sur l’A86) et «fluviaux» (un port à Roissy) irrigueront ce Grand Paris.

Groupe Descartes, Yves Lion : 20 villes durables

Le Groupe Descartes, Yves Lion veut changer d’échelle en créant «20 villes durables» d’environ 500 000 habitants afin de recréer un sentiment d’attachement au territoire. Cela suppose de revoir ce que le cabinet appelle «les logiques de rétention foncière» qui gèlent actuellement le territoire, afin «d’enrayer la tendance de la métropole à éloigner ses habitants faute de logements adaptés». Le changement passe par une refonte des réseaux et des temps de transport qui doivent être réduits à moins d’une demi-heure par jour.

Des tours et des terrasses pour le trio Jean Nouvel, Jean-Marie Dutilheul, Michel Cantal-Dupart

Grand, Paris le peut. Sa place est unique. «La réflexion se doit d’être à la hauteur de cette ville symbole de culture et de plaisir de vivre qui donne l’exemple», explique Jean Nouvel. Le trio prône deux principes. Primo : «à travers tout ce qui est déjà construit, il faut introduire la haute technologie du développement durable et le végétal. Ainsi, on transforme toute cette matière inesthétique pour améliorer les conditions de vie des Parisiens». Deusio : «il faut restructurer les centres urbains en prenant en compte la notion de forme entre les bâtiments pour créer des types d’architecture». Ceux-ci sont appelés des «Hauts lieux» situés dans la moyenne couronne , généralement autour d’une zone urbanisitiquement peu dense tel que Gennevilliers avec son port, La Courneuve et son parc, Villacoublay autour de l’aéroport qui sera désaffecté, les Ardoines vers Choisy-Le-Roy avec sa base de loisirs. Enfin, Neuilly-sur-Marne avec son hôpital en cours de fermeture. Pour réaliser ces «Hauts lieux», Jean Nouvel a conçu des tours franciliennes qui sont des réinterprétations de monuments historiques grâce à la nouvelle technologie liée au développement durable. Nouvel joue sur les hauts et les bas avec des tours alternant avec des grandes terrasses sur lesquelles on admirera un Grand Paris plongé dans du végétal.

(Antoine Grumbach)
(Antoine Grumbach)

Antoine Grumbach : une vallée de la Seine, de Paris au Havre

Le cabinet a imaginé une vallée de la Seine qui s’étend de Paris intra-muros jusqu’au Havre (notre photo) : «Paris, si elle veut rester dans le peloton restreint des villes de rang mondial au XXI e siècle, doit se projeter dans la très grande échelle de la mondialisation, dont le transport maritime est l’épine dorsale. Toutes les métropoles internationales sont portuaires. Il faut réconcilier l’intensité urbaine et la proximité de la nature.»

MVRDV avec ACS + AAF : Compacter Paris

L’équipe hollandaise de Winy Maas préconise un recentrage de la capitale mais laisse le jeu ouvert. Son programme «City Calculator» présente, sous la forme d’une démo , plusieurs schémas d’optimisation de l’urbanisme. Le Grand Paris «peut devenir une des villes les plus qualitatives, vertes et compactes au monde», si elle veut s’en donner les moyens. Pour se faire, les Hollandais en appellent à l’adoption du «Big Intensification Act». Un concept qui reste à définir…

Studio O9 : Une ville poreuse

Les Italiens Bernardo Secchi et Paola Vigano ont dessiné la topologie d’une ville «poreuse» qui donne de «l’espace à l’eau» et qui multiplie «les échanges biologiques». Leur ville se transforme par stratification et doit adapter ses tissus au défi énergétique. Le projet se penche aussi sur les transports : «La maille de l’espace à vitesse moyenne des tramways et des RER peut modifier radicalement la façon de pratiquer et d’habiter le Grand Paris. Quant aux TGV, ils passeront par Paris intra-muros pour éviter la rupture de charge qui affaiblit l’efficacité de la grande vitesse.»

(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)
(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)

Lin Finn Geipel : un laboratoire de l’après-Kyoto

Le cabinet allemand estime que le Grand Paris doit devenir «le laboratoire avancé des questions clés de la Métropole de l’après-Kyoto». Pour ce faire, son projet comporte un développement urbain combinant de «denses agglomérations avec des espaces de moindre intensité, paysagers et flexibles». Le Grand Paris est «multipolaire», composé de «pôles intenses», allant des centres historiques à des campus de recherche. Le projet se veut très environnemental, avec des intensités vertes (notre photo) et des fleuves à capacité «autonettoyante» et «autorégénérative».

AUC, Djamel Klouche : repenser un modèle concentrique

Derrière ces trois lettres, se cache l’équipe la plus jeune conduite par Djamel Klouche avec des paysagistes comme Pascal Cribier, des universitaires et des graphistes. Pour parler de la «métropole parisienne = métropole héritée», l’AUC utilise un vocabulaire souvent pompeux et confus. Difficile de comprendre vraiment ce que sont «collecteurs métropolitains, les songlines franciliennes ou les stimulations des substances urbaines» Plombée par son modèle radio-concentrique, la métropole parisienne s emble, selon le cabinet, «incapable de se saisir de sa véritable dimension».

Atelier Christian de Portzamparc : un train aérien

Sa réflexion d’urbaniste s’organise autour de six «fenêtres de projet» constituant des «carottages» de la réalité métropolitaine (Massy-Saclay, Orly-Rungis, Grigny-Évry, Roissy-Le Bourget, Pantin-Bobigny et Paris Nord-Aubervilliers) d’une taille de 5 × 10 km. Chacune regroupe des réalités très différentes avec sa propre logique.

Par ailleurs, le cabinet propose un train aérien (photo du haut) au dessus des périphériques, léger et rapide et une nouvelle gare implantée à Aubervilliers pour desservir les métropoles nord-européennes.

Rogers Stirk Harbour & partners : une métropole «polycentrique»

Le projet s’articule autour de dix principes, parmi lesquels : restructurer la gouvernance de l’Ile-de-France; compléter le réseau de transport ; créer un «Paris métropole polycentrique» ; construire des communautés équilibrées ; rééquilibrer l’économie régionale…



Quand les architectes français imaginent la ville de demain
octubre 3, 2008, 5:49 am
Filed under: Le Figaro | Etiquetas:

B. d. R.
02/10/2008 | Mise à jour : 10:29 |

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À la Biennale de Venise, le commissaire du pavillon français, Francis Rambert, propose un projet intitulé « GénéroCité » .

Apporter du beau au-delà de l’utile, donner du plus au-delà de la fonction, comme le souhaite le duo Lacaton-Vassal pour l’école d’architecture à Nantes, telle est la position de la France à la Biennale de Venise avec son thème «  GénéroCité ». « Pour faire de l’architecture, il faut avoir envie de donner », explique Jean Nouvel, lauréat de la tour Si gnal à la Défense. Le fond du débat est là.

« Crise énergétique, crise alimentaire, crise financière… Et si l’on parlait de générosité ? (…) Donner sans compter alors que tout compte, donner sans contrepartie. Un désintéressement qui s’avère le contraire même du désintérêt. Dans une société marquée par l’égocentrisme et le repli sur soi, la générosité apparaît comme une valeur refuge », explique le commissaire du pavillon français, Francis Rambert, qui a choisi de montrer ce que les architectes peuvent donner « en plus » à la ville. Un thème d’actualité avec le projet du « Grand Paris » qui incite à réfléchir sur l’avenir de l’agglomération.

Le « plus culturel, le plus contextuel, le plus spatial, le plus habitable… Cette culture du plus, synonyme de bonus pour la ville, met en valeur la dimension du don », renchérit le commissaire. Le pavillon expose des projets de référence comme le Centre Pompidou de Piano et Rogers, qui a ménagé au centre de Paris un magnifique espace public en n’occupant qu’une partie du terrain. Mais, surtout, les images virtuelles et les maquettes de quarante-cinq projets à concrétiser (fin 2008 et après) comme l’école d’architecture de Nantes par Lacaton & Vassal ou l’extension du Musée d’art moderne à Villeneuve-d’Ascq par Manuelle Gautrand dont le défi est d’opérer une greffe contemporaine sur un bâtiment contemporain déjà inscrit à l’Inventaire des monuments historiques. Grâce à des bras articulés sortant du mur, à l’image des chandeliers dans le film de Cocteau La Belle et la Bête, le visiteur peut observer sous tous les angles les maquettes de ces projets porteurs de générosité.

Ce plus scénographique a été imaginé par le collectif invité French Touch, qui affiche, au fronton du pavillon français, l’enseigne « Optimiste ».