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Construirán centro de arte, arquitectura y diseño en LA
julio 31, 2009, 7:03 pm
Filed under: Arquitectura Mexicana | Etiquetas:

Cultura – Miércoles 29 de julio (13:05 hrs.)

  • Anuncia la Universidad de Monterrey que será el más importante de la región
  • Concentrará al mejor talento creativo

El Financiero en línea

Monterrey, N.L., 29 de julio,- La Universidad de Monterrey anunció el inicio de la construcción del más importante centro de arte, arquitectura y diseño de Latinoamérica que concentrará al mejor talento creativo. El centro se denominará Roberto Garza Sada y estará a cargo del arquitecto japonés Tadao Ando, siendo su primera obra en Latianomérica y contará con todas las especificaciones para ser una edificación sustenable.

La Universidad de Monterrey, es una institución universitaria privada que encabeza el empresario regiomontano Dionisio Garza Medina quien funge como presidente del Consejo de Administración.

Este edificio emblemático, que Tadao Ando bautizó como “Gate of Creation” (“Puerta de la creación”) albergará espacios para el diseño, investigación, docencia y exhibición, así como 22 laboratorios y talleres.

El objetivo es contribuir a colocar a México como líder en Latinoamérica en la formación profesional de talento creativo, dijo Anna Cecilia Cantón Guzmán, directora de Construcción y Mantenimiento de la Udem.

Añadió que también se pretende incrementar la competitividad de las organizaciones e incentivar la propiedad intelectual de sus servicios, procesos y productos, creando desarrollos e innovaciones fundamentadas en mejores diseños.

Se dará atención a investigadores creativos y a más de mil 500 estudiantes de seis carreras profesionales: Arquitectura, Arte, Diseño Gráfico, Diseño Industrial, Diseño de Interiores y Diseño Textil y de Modas; además de dos maestrías y un programa de alto desempeño para los mejores 300 estudiantes de Latinoamérica.

El arquitecto japonés Ando cuenta con obras en Japón, Estados Unidos, Francia, Alemania e Italia; el Centro Roberto Garza Sada constituirá su primer proyecto a realizar en Latinoamérica.

La directora de Construcción y Mantenimiento de la Udem, comentó que el edificio se construirá en un área de 13 mil 115.48 metros cuadrados y la inversión total ascenderá a 36.65 millones de dólares.

Se contempla que el Centro Roberto Garza Sada estará listo en el semestre de otoño del 2011.

Cantón Guzmán, dijo que el nuevo edificio contará con la certificación LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), sistema internacional que acredita si una construcción es sustentable, la idea, añadió es que facilite el ahorro de energía, la eficiencia en el consumo de agua, la reducción de CO2 y otras emisiones contaminantes, etcétera. (Esther Herrera Cervantes/Finsat/AYV)



Tadao Ando, l’architecte qui fait dialoguer l’ancien et le moderne
junio 4, 2009, 2:07 am
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Béatrice de Rochebouët
02/06/2009 | Mise à jour : 12:42
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Tadao Ando, en septembre 2007, lors de la présentation de sa maquette pour la Douane de mer.
Tadao Ando, en septembre 2007, lors de la présentation de sa maquette pour la Douane de mer. Crédits photo : Errebi/ROPI-REA

En respectant l’esprit de la Pointe de la douane, ce Japonais discret a imposé sa ligne minimaliste, réalisant une communion parfaite entre l’architecture et l’art.

Un Japonais à Venise ! Le choc de deux cultures. La tradition face à la modernité la plus radicale, dans le minimalisme des lignes et des matériaux. Et pourtant, Tadao Ando, lauréat du Pritzker Prize qui offrit, en 1995, sa distinction aux orphelins du tremblement de terre de Kobe, peut aujourd’hui savourer sa consécration. Arrivé lundi du Japon, ce petit homme au caractère bien trempé sous des airs discrets savoure son bâtiment débarrassé in extremis de ses palissades, après quatorze mois de travaux, quatre visites de chantier et des mois de discussions avec la Ville, menées avec une main de fer par son coordinateur général, l’Italien Eugenio Tranquilli.

Pour son projet de fondation à la pointe de l’île Seguin, un « vaisseau flottant » en verre de plus de 243 mètres de long (nos éditions du 11 juillet 2003), François Pinault avait choisi cet autodidacte sans diplôme. Né en 1941 dans un milieu populaire d’Osaka, il entreprit, dans les années 1960, un voyage initiatique à travers le monde, à pied, en train et en bateau, avec seulement quelques sous en poche.

Séduit par son «approche humaniste de l’architecture», l’homme d’affaires breton a réussi à l’imposer de nouveau pour la Pointe de la douane, édifice blanc à bossage rustique, surmonté de sa tour carrée, éperonnant lui aussi, comme la proue d’un navire, la lagune vénitienne.

Tout en finesse pour respecter ce lieu historique mais aussi pleine de cette force moderniste propre à Tadao Ando, la réhabilitation de ce bâtiment mythique du XVe siècle, reconstruit au XVIe, est une grande réussite.

La magie de cet espace de 5 000 m², divisé en neuf nefs perpendiculaires aux canaux pour servir au débarquement et au stockage des marchandises venant de la haute mer, repose sur «un subtil et intense dialogue entre l’ancien et le moderne», explique Tadao Ando. «En rénovant avec soin les façades originelles, en laissant à nu les murs de briques et en mettant en valeur l’imposante charpente en bois, l’ancienne Douane de mer a retrouvé sa majesté d’antan, tout en devenant un bâtiment phare de la future Venise du XXIe siècle», ajoute-t-il.

Ainsi, l’architecte s’efface der­­rière le bâtiment tout en lui imposant sa marque avec de nouvelles fenêtres et portes le long des rives recouvertes de grilles réalisées d’après un modèle de Carlo Scarpa – un des maîtres à penser du Japonais avec Palladio -, conçu pour le magasin Olivetti, place San Marco.

Un écrin gris au milieu d’un bâtiment en brique rouge

Tadao Ando n’a jamais caché sa passion pour Le Corbusier, qu’il tenta de rencontrer juste avant sa mort, et l’emploi extrêmement novateur qu’il fit du béton dans ses constructions. Il règne ici en maître. Et de son écrin gris planté au milieu du bâtiment en brique rouge, sorte de «boîte à béton», comme le définit l’architecte, posée à l’emplacement de l’ancienne cour carrée, se dégage une incroyable spiritualité. La communion entre l’architecture et l’art est parfaite.

L’émotion peut vous prendre à la gorge. On croirait que les immenses Rudolph Stingel (dont l’autoportrait de l’artiste) ont été faits pour cette chapelle qui appelle au recueillement. «Traversant l’espace de part et d’autre, la lumière changeante de la lagunequi transforme à chaque minute la couleur du béton est un élément essentiel du projet», explique Tadao Ando. Par les fenêtres, du côté du Grand Canal et du côté de la Giudecca, la Venise des doges fait sans cesse son apparition, pour faire le lien entre tradition et modernité.