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Le prince Charles repart en guerre contre l’architecture moderne
junio 21, 2009, 12:46 pm
Filed under: Arquitectura Inglesa, Rogers | Etiquetas:

LE MONDE | 20.06.09 | 13h31  •  Mis à jour le 20.06.09 | 13h31

Shakespeare, reviens : un prince a besoin de toi ! Reviens pour rappeler les vertus du silence à un héritier présomptif de la Couronne ne voyant rien venir à l’horizon raisonnable, tant Dieu protège la reine.” Cet appel aurait pu être lancé par le monde politique après la dernière attaque du prince Charles contre l’architecture contemporaine.

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Le futur Charles III est un homme de convictions aux opinions très arrêtées. Depuis la diffusion, en 1988, d’un film qu’il avait réalisé personnellement, ce partisan du tout classique n’a eu de cesse de combattre les méfaits des architectes modernistes et autres durs du “high tech”. Le fils aîné d’Elizabeth II vient ainsi de torpiller un ambitieux projet de réaménagement d’une ancienne caserne de Chelsea signé de l’architecte de renom Lord Rogers.

Situé dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale, le site des Chelsea Barracks avait été acheté par une société immobilière du Qatar liée à la famille régnante de l’émirat gazier. Ce promoteur avait choisi comme maître d’oeuvre général Richard Rogers.

Fidèle au verre et à l’acier, ce manieur de métal froid, à qui l’on doit le siège des Lloyds et le Centre Pompidou – avec Renzo Piano -, avait conçu un ambitieux projet urbanistique sur cinq hectares. La demande de permis de construire devait être examinée la semaine prochaine par la municipalité de Kensington et Chelsea.

Le 13 juin, Lord Rogers a été remercié sur ordre de l’émir du Qatar. Dans une lettre adressée au cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, le prince Charles l’avait exhorté d’abandonner le projet. Le chef de l’Etat ne peut rien refuser à Son Altesse Royale, ami de longue date, très proche des pétromonarchies du Golfe, défenseur de surcroît du rapprochement avec l’islam. Le réaménagement des Chelsea Barracks sera sans doute confié à Quinlan Terry, chouchou du prince et adepte des matériaux traditionnels, comme la brique et la pierre.

Accusant le prince d’ignorance en matière d’architecture, Lord Rogers a dénoncé “les privilèges de la naissance qui permettent de court-circuiter le processus démocratique d’urbanisme”.

Si Elizabeth II s’est toujours tenue au-dessus de la mêlée, le prince de Galles se définit comme un dissident politique. Ses futurs sujets s’inquiètent : en tant que souverain constitutionnel, Charles se contentera-t-il de commander aux esturgeons, aux cygnes et aux baleines, dernières parcelles de la prérogative royale ?

Marc Roche (Londres, correspondant)
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