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Architecture : les dix projets du Grand Paris dévoilés
marzo 18, 2009, 3:52 am
Filed under: Le Figaro, Paris | Etiquetas: ,
Claire Bommelaer et Béatrice de Rochebouet
11/03/2009 | Mise à jour : 23:07
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Le projet de train aérien de l'atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)
Le projet de train aérien de l’atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)

Les dix cabinets internationaux présentent jeudi, au Conseil économique et social, le fruit de leur réflexion sur la métropole de demain.

Lancé par Nicolas Sarkozy en 2007 pour en faire une métropole compétitive au niveau mondial, le Grand Paris va-t-il voir le jour ? Jeudi, les dix cabinets d’architectes – six Français, quatre étrangers -, chargés de plancher sur ce vaste et nébuleux sujet dévoilent la synthèse de leur projet, au Conseil économique et social. Devant 300 personnes triées sur le volet (un comité de pilotage et un conseil scientifique), chacun doit, en seulement 35 minutes, résumer une réflexion de plusieurs mois écrite en 300 pages et tenter de convaincre. L’exercice est plus que périlleux.

Selon Jean Nouvel, un des concurrents, il relève même de «l’impossible». D’autant que ce grand oral se déroule dans un contexte de confusion extrême après le report par le président de la République des propositions de la commission Balladur qui préconisait de fusionner la capitale avec trois départements limitrophes. Sur fond d’élection régionale, Bertrand Delanoë, le maire de Paris et Christian Blanc, secrétaire d’État à la Région capitale, poussent par ailleurs chacun de leur côté, leurs projets de grande métropole du XXIe siècle.

Utopie ou réalisme ? La synthèse des dix projets, dont Le Figaro dévoile les grands axes, est à la frontière. Dans un langage parfois abscons, oscillant entre des grandes phrases moralo-philosophiques et des propositions concrètes, ces projets ont un point commun. Tous, ou presque, partent d’une réalité existante, celle d’un urbanisme dévorant qu’il faut canaliser et d’un réseau de transports qu’il faut réorganiser. Et réfléchissent sur l’environnement de la métropole après le protocole de Kyoto.

Antoine Grumbach veut faire aller Paris jusqu’au Havre en créant une vallée de la Seine. Le groupe Descartes propose un changement d’échelle par 20 «villes durables» de 500 000 habitants. De son côté, AUC mise sur la voiture électrique pour repenser la proximité entre les gens. Jean Nouvel, lui, ose «les écovilles verticales» qui «fédèrent et aimantent leurs voisins» autour d’elles.

«Changer le modèle de développement»

Toutes les équipes seront reçues demain par Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Mardi 17 mars, le grand public pourra venir consulter leurs projets, et en débattre avec le ministère de la Culture en charge de cette consultation internationale d’une ampleur sans précédent, au Théâtre national de Chaillot, à Paris. Une exposition de maquettes sera enfin présentée à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à partir du 29 avril et jusqu’au 22 novembre.

Après quoi, il restera bien sûr à prendre une décision d’application. Mais comment, sous quelle forme et avec quels acteurs ? Pour l’instant, la confusion règne sur le calendrier, ne serait-ce que parce que le secrétaire d’État, Christian Blanc, et les cabinets d’architectes n’ont pas travaillé de concert.

Qu’importe. Pour Jean Nouvel, cette réflexion sur la métropole du XXIe siècle, aussi imparfaite soit-elle, est une chance et une nécessité. Tout simplement, parce que «le changement d’époque que nous vivons s’accompagne d’un changement de modèle de développement».

(atelier Castro-Denissof-Casi)
(atelier Castro-Denissof-Casi)

Atelier Castro Denissof Casi : une capitale poétique pour le monde

Un Grand Paris avec «des poètes, de la dérive, de la flânerie et du voyage». Estimant que le rayonnement de Paris est lié à sa beauté, le cabinet veut mettre du «beau» dans la métropole et dans la banlieue. Huit «entités cohérentes» (à droite, l’Écoplanète du port de Gennevilliers), s’étalant dans un périmètre de 40 kilomètres qui rassemble 8 millions d’habitants, formeront le Grand Paris. Pour appuyer son projet, le cabinet propose une «grande souscription nationale» afin de «transformer l’habitant en bâtisseur». Des «transports poétiques» (trois boucles de tram), des «transports rapides» (un métro aérien sur l’A86) et «fluviaux» (un port à Roissy) irrigueront ce Grand Paris.

Groupe Descartes, Yves Lion : 20 villes durables

Le Groupe Descartes, Yves Lion veut changer d’échelle en créant «20 villes durables» d’environ 500 000 habitants afin de recréer un sentiment d’attachement au territoire. Cela suppose de revoir ce que le cabinet appelle «les logiques de rétention foncière» qui gèlent actuellement le territoire, afin «d’enrayer la tendance de la métropole à éloigner ses habitants faute de logements adaptés». Le changement passe par une refonte des réseaux et des temps de transport qui doivent être réduits à moins d’une demi-heure par jour.

Des tours et des terrasses pour le trio Jean Nouvel, Jean-Marie Dutilheul, Michel Cantal-Dupart

Grand, Paris le peut. Sa place est unique. «La réflexion se doit d’être à la hauteur de cette ville symbole de culture et de plaisir de vivre qui donne l’exemple», explique Jean Nouvel. Le trio prône deux principes. Primo : «à travers tout ce qui est déjà construit, il faut introduire la haute technologie du développement durable et le végétal. Ainsi, on transforme toute cette matière inesthétique pour améliorer les conditions de vie des Parisiens». Deusio : «il faut restructurer les centres urbains en prenant en compte la notion de forme entre les bâtiments pour créer des types d’architecture». Ceux-ci sont appelés des «Hauts lieux» situés dans la moyenne couronne , généralement autour d’une zone urbanisitiquement peu dense tel que Gennevilliers avec son port, La Courneuve et son parc, Villacoublay autour de l’aéroport qui sera désaffecté, les Ardoines vers Choisy-Le-Roy avec sa base de loisirs. Enfin, Neuilly-sur-Marne avec son hôpital en cours de fermeture. Pour réaliser ces «Hauts lieux», Jean Nouvel a conçu des tours franciliennes qui sont des réinterprétations de monuments historiques grâce à la nouvelle technologie liée au développement durable. Nouvel joue sur les hauts et les bas avec des tours alternant avec des grandes terrasses sur lesquelles on admirera un Grand Paris plongé dans du végétal.

(Antoine Grumbach)
(Antoine Grumbach)

Antoine Grumbach : une vallée de la Seine, de Paris au Havre

Le cabinet a imaginé une vallée de la Seine qui s’étend de Paris intra-muros jusqu’au Havre (notre photo) : «Paris, si elle veut rester dans le peloton restreint des villes de rang mondial au XXI e siècle, doit se projeter dans la très grande échelle de la mondialisation, dont le transport maritime est l’épine dorsale. Toutes les métropoles internationales sont portuaires. Il faut réconcilier l’intensité urbaine et la proximité de la nature.»

MVRDV avec ACS + AAF : Compacter Paris

L’équipe hollandaise de Winy Maas préconise un recentrage de la capitale mais laisse le jeu ouvert. Son programme «City Calculator» présente, sous la forme d’une démo , plusieurs schémas d’optimisation de l’urbanisme. Le Grand Paris «peut devenir une des villes les plus qualitatives, vertes et compactes au monde», si elle veut s’en donner les moyens. Pour se faire, les Hollandais en appellent à l’adoption du «Big Intensification Act». Un concept qui reste à définir…

Studio O9 : Une ville poreuse

Les Italiens Bernardo Secchi et Paola Vigano ont dessiné la topologie d’une ville «poreuse» qui donne de «l’espace à l’eau» et qui multiplie «les échanges biologiques». Leur ville se transforme par stratification et doit adapter ses tissus au défi énergétique. Le projet se penche aussi sur les transports : «La maille de l’espace à vitesse moyenne des tramways et des RER peut modifier radicalement la façon de pratiquer et d’habiter le Grand Paris. Quant aux TGV, ils passeront par Paris intra-muros pour éviter la rupture de charge qui affaiblit l’efficacité de la grande vitesse.»

(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)
(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)

Lin Finn Geipel : un laboratoire de l’après-Kyoto

Le cabinet allemand estime que le Grand Paris doit devenir «le laboratoire avancé des questions clés de la Métropole de l’après-Kyoto». Pour ce faire, son projet comporte un développement urbain combinant de «denses agglomérations avec des espaces de moindre intensité, paysagers et flexibles». Le Grand Paris est «multipolaire», composé de «pôles intenses», allant des centres historiques à des campus de recherche. Le projet se veut très environnemental, avec des intensités vertes (notre photo) et des fleuves à capacité «autonettoyante» et «autorégénérative».

AUC, Djamel Klouche : repenser un modèle concentrique

Derrière ces trois lettres, se cache l’équipe la plus jeune conduite par Djamel Klouche avec des paysagistes comme Pascal Cribier, des universitaires et des graphistes. Pour parler de la «métropole parisienne = métropole héritée», l’AUC utilise un vocabulaire souvent pompeux et confus. Difficile de comprendre vraiment ce que sont «collecteurs métropolitains, les songlines franciliennes ou les stimulations des substances urbaines» Plombée par son modèle radio-concentrique, la métropole parisienne s emble, selon le cabinet, «incapable de se saisir de sa véritable dimension».

Atelier Christian de Portzamparc : un train aérien

Sa réflexion d’urbaniste s’organise autour de six «fenêtres de projet» constituant des «carottages» de la réalité métropolitaine (Massy-Saclay, Orly-Rungis, Grigny-Évry, Roissy-Le Bourget, Pantin-Bobigny et Paris Nord-Aubervilliers) d’une taille de 5 × 10 km. Chacune regroupe des réalités très différentes avec sa propre logique.

Par ailleurs, le cabinet propose un train aérien (photo du haut) au dessus des périphériques, léger et rapide et une nouvelle gare implantée à Aubervilliers pour desservir les métropoles nord-européennes.

Rogers Stirk Harbour & partners : une métropole «polycentrique»

Le projet s’articule autour de dix principes, parmi lesquels : restructurer la gouvernance de l’Ile-de-France; compléter le réseau de transport ; créer un «Paris métropole polycentrique» ; construire des communautés équilibrées ; rééquilibrer l’économie régionale…

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