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A Venise, la pirouette triomphe de l’architecture
septiembre 16, 2008, 5:49 am
Filed under: bienal venecia

VENISE ENVOYÉ SPÉCIAL

L’humour et la pirouette l’ont emporté sur le premier degré. La 11e Biennale d’architecture de Venise, la plus importante manifestation du genre, a décerné ses Lions d’or, samedi 13 septembre, avant d’ouvrir au public le lendemain. Hors concours, l’Américain Frank Gehry a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière. Restait à distinguer les architectes et pays qui ont le mieux répondu au thème obscur formulé par le directeur, Aaron Betsky : “l’architecture au-delà du bâtiment”.

Côté exposition internationale, dans l’Arsenal, où l’on croise cette année plus d’art contemporain que d’architecture, les meubles en jouets recyclés de l’Américain Greg Lynn se voient récompensés. Et dans les jardins, le pavillon de la Pologne a été désigné “meilleure participation nationale”, pour sa réflexion amusée sur le devenir des bâtiments polonais dans un monde en plein chaos. D’habiles photomontages et des scénarios bien troussés imaginent ainsi un immeuble de bureaux signé Norman Foster transformé en prison, la bibliothèque de l’université de Varsovie en centre commercial ou l’aéroport en élevage agricole.

Loin de cette fiction récréative et d’une exposition internationale qui revendique le refus de construire pour libérer l’architecture des contingences mesquines du réel (Le Monde daté 14-15 septembre), certains pavillons se confrontent à l’avenir de la discipline de manière plus… constructive.

Si le pavillon allemand se contente de passer en revue des enjeux d’une architecture responsable, les Danois préparent scrupuleusement la conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue à Copenhague en 2009. Ils transforment leur pavillon en centre de ressources multimédia sur le développement durable et présentent des initiatives locales exemplaires – écodensité à Vancouver, transports publics à Bogota, développement métropolitain à Shanghaï…

MIXITÉ DES USAGES

Le pavillon canadien offre, lui, le survol d’une architecture nationale capable de s’adapter au défi des économies d’énergie dans des milieux variés à l’extrême, du Grand Nord aux grandes plaines, des côtes Atlantique et Pacifique aux Montagnes rocheuses.

Dans le pavillon français, point d’obsession écologique mais une autre forme de militantisme : celui d’une architecture “généreuse et non générique”. Intitulée “GénéroCité”, l’exposition présente des bâtiments qui, “au-delà de leur qualité architecturale, aujourd’hui un service minimum, fabriquent de la ville et créent de nouveaux liens sociaux, réussissent à donner plus d’espaces intérieurs mais aussi plus d’espace public, malgré les exhortations à être toujours plus économe en budget et en énergie”, explique Francis Rambert, directeur de l’Institut français d’architecture et commissaire du pavillon sur lequel flotte en lettres de néon le mot “optimiste”.

Francis Rambert s’est entouré du jeune collectif French Touch, auteur d’un récent Annuel optimiste d’architecture, catalogue décomplexé d’une production française ambitieuse et inventive. A Venise, les quinze agences de French Touch (Périphériques, Philippe Gazeau, Beckmann et N’Thépé, Marrec et Combarel, Plan 01, Jacques Moussafir, Brenac et Gonzalez…) ont sélectionné une centaine de bâtiments.

On y visite des musées et des logements, des piscines et des stades, une crèche, un hôpital et un crématorium, un commissariat et des palais de justice. Des objets architecturaux souvent spectaculaires et colorés, qui ont en commun de dépasser leur cahier des charges pour se confronter aux questions de société que sont la recherche de densité, le partage de l’espace entre public et privé, la mixité des usages, les nouvelles pratiques sociales… Pas toujours des chefs-d’oeuvre. Mais un souci accru de soigner cette architecture du quotidien qui fait la matière des villes.

Devant un écran qui relate l’histoire et les enjeux du projet, une maquette de chaque bâtiment se laisse retourner sur un bras articulé, mode de découverte ludique et métaphore d’un des enjeux de cette architecture voulue durable : l’appropriation par ses usagers.

11e Biennale d’architecture de Venise, jusqu’au 23 novembre. Sur Internet : http://www.labiennale.org.

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