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Nicolas Michelin, le commissaire d’Agora 2008, revient dans sa peau d’architecte urbaniste à arc en rêve, dans « sur mesure » – une exposition présen
abril 19, 2008, 8:53 pm
Filed under: urbanismo

A peine la semaine du développement durable terminée, son esprit semble toujours plâner sur Bordeaux. Ceci, notamment, grâce à la troisième édition de la biennale d’architecture, qui vient d’ouvrir ses portes vendredi dernier. Une réflexion sur un « agir autrement » face aux enjeux environnementaux d’aujourd’hui. Arc en rêve nous invite à découvrir comment le commissaire d’Agora en personne est arrivé à répondre à ces défis et contextes nouveaux, à travers ses propres créations d’architecte et urbaniste.

Nicolas Michelin, né en 1955 à Paris, crée en 2000 l’agence d’architecture ANMA avec laquelle il est nommé pour le Grand Prix d’Urbanisme en 2005 et 2007. C’est en partie le parcours de cette agence que retrace l’exposition. Un parcours dont les réalisations reflètent en même temps la pensée d’un homme très ergonome, soucieux d’une gestion efficace de l’espace de l’habitat, de sa fonctionnalité et enfin de la recherche de solutions écologiques.

Un architecte urbaniste… artiste
L’exposition « sur mesure » nous permettra par ailleurs de découvrir un autre Nicolas Michelin, celui éprouvant un intérêt profond pour l’art contemporain, la musique, l’écriture. Des éléments essentiels pour cerner la personnalité d’un architecte qui fut, à un moment donné, directeur d’une école d’art, et plus récemment, créateur d’un centre d’art au sein de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles, dont il est d’ailleurs toujours le directeur.

Comme si vous étiez à l’intérieur…
En tout, cinq modules présentent chacun deux réalisations – un projet d’architecture accompagné d’une étude d’aménagement urbain. Pour les projets (transformation de la Halle aux farines à Paris, parking de l’esplanade à Rennes, Agence de l’eau à Rouen, logements « habiter les quais » à Nantes…), l’exposition met en relief l’ensemble du processus de création, allant des dessins-brouillons aux photos du projet abouti. Le visiteur aura en même temps l’occasion d’alimenter encore plus son imagination avec trois vidéos offrant au spectateur trois angles de prise de vue différents sur le même lieu à l’intérieur de l’édifice.

Les cinq piliers d’un « bon » bâtiment
Les études d’urbanisme, elles, compte tenu de leur ampleur, et de l’étendu du territoire concerné, sont présentées sous forme de maquettes qui les remettent en perspective par rapport à la ville. Cinq plans de réaménagement urbain pour leNicolasMichelins quartiers sensibles de cinq villes françaises (Lille, Dunkerque, Mulhouse, Metz et Saint-Denis). C’est en examinant ces derniers que l’on notera les pricipaux fils conducteurs de l’architecture de Michelin, alliant l’ultracontextuel, la légèreté, les économies « naturelles », l’adaptabilité et « l’ordinaire extraordinaire ».

Un bâtiment qui s’incruste dans l’entourage
L’ultracontextuel traduit toute la notion d’un bâtiment fait « sur mesure » ; un bâtiment fait pour et avec le site, présent sans ostentation, en laissant à la nature suffisamment de place pour s’exprimer. « Les gens disent que j’ai pas de style. » remarque Nicolas Michelin : « Je fais toujours des bâtiments différents tout simplement, qui doivent être adaptés au contexte ; je veux qu’ils disparaissent dans le site. » explique l’architecte : « Fait sur mesure c’est comme une veste qui nous va bien, qui dépasse pas, qui forme un ensemble harmonieux. » C’est l’esprit d’une architecture contextuelle.

Architecture vs urbanisme
Il faut établir cependant la distinction entre architecture et urbanisme. « L’urbanisme est beaucoup plus technique, il y a plus de données ; alors que l’architecture est plus rapide, puisqu’elle répond à une commande. » explique M. Michelin : « L’urbanisme opère sur un territoire plus vaste ; il doit par conséquent intégrer plusieurs éléments (la gestion de l’eau, les déplacements, les artères de communication etc.) ; tandis que l’architecture pose des problèmes uniquement à l’échelle de la maison. » Les deux domaines suivent néanmoins le même principe de « vouloir économiser ».

Pour un « supplément d’art »
Mais un bon architecte est un architecte pluridisciplinaire. « Si on réfléchit que par rapport à l’architecture, c’est très stérilisant. » avertit M. Michelin : « Il faut s’intéresser à l’art, au cinéma, à la physique, etc. ; car c’est cela qui va enrichir notre perspective, nous donner des idées. » La fondation d’un Centre d’art contemporain près de l’Ecole d’architecture de Versailles semble répondre exactement à cette préoccupation et volonté de sensibiliser à d’autre dimensions que l’architecture. Ce qui ne veut pas dire pour autant que le bâtiment doit être surtout une euvre d’art. « Un projet doit répondre surtout à des conditions de fonctionnalité, d’ergonomie, d’adaptabilité au contexte urbain et naturel… » explique Nicolas Michelin : « C’est seulement dans un dernier temps qu’il faudra songer à ce supplément d’art qui apporte quelque chose d’exceptionnel. »

Photo: foncieredesregions

Piotr Czarzasty

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