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Kisho Kurokawa
octubre 21, 2007, 4:11 am
Filed under: Kurokawa, Le Monde

LE MONDE | 20.10.07 | 16h44 • Mis à jour le 20.10.07 | 16h44

L’architecte japonais Kisho Kurokawa est mort le 12 octobre à Tokyo. Il était âgé de 73 ans. Peu connu du grand public, il avait acquis une dimension internationale à travers une stupéfiante variété de réalisations à travers le monde, d’une qualité variable, et grâce à une politique de communication tous azimuts qui lui fit briguer la mairie de Tokyo en avril 2007, sans succès.

Originaire de Nagoya (préfecture d’Aichi), Kisho Kurokawa avait étudié l’architecture à Kyoto où, s’étant placé sous l’aile protectrice du grand architecte Kenzo Tange (1913-2005), il put, à ses côtés, participer au projet qui allait redessiner la baie de Tokyo. C’est aussi avec Tange qu’il fonda le mouvement métaboliste. Celui-ci prônait la renaissance d’une architecture japonaise qui devait allier une inspiration organique et proliférante de l’architecture aux techniques les plus radicales de la modernité, comme le béton brut.

L’Exposition universelle d’Osaka, en 1970, a marqué l’apogée et la dispersion du groupe. Kisho Kurokawa produisit alors dans cette veine la tour capsule de Nagakin dans le quartier Ginza de Tokyo, un des objets préférés des professeurs d’architecture, puisqu’il concentre toutes les vertus et les peines de ce mouvement éphémère, mais efficace et finalement prolifique.

Il devient ensuite difficile de suivre les tours et détours de la pensée d’un architecte qui s’impose l’ascèse d’une réflexion théorique assez décalée et dont la dernière étape, intitulée Symbiosis, tentait la synthèse de toutes les cultures et pensées. Ce fut d’ailleurs le nom pragmatique qu’il voulut donner au mouvement politique qui devait l’imposer à Tokyo.

Homme de culture, Kurokawa construisit de 1970 à sa mort des centaines de bâtiments, certains remarquables comme le récent Musée national des beaux-arts de Tokyo et la nouvelle aile du Musée Van Gogh d’Amsterdam. Et d’autres, plus ou moins faciles à digérer comme à dater : des musées de toutes tailles et dans tous les pays, des stades, des préfectures, des aéroports. Des villes entières, aussi, comme Astana, la nouvelle capitale du Kazakhstan.

Car l’homme de culture, dont le visage rappelait les samouraïs des meilleurs films japonais, était aussi un homme d’affaires. Il publiait ou faisait publier à tour de bras sur son oeuvre et sa pensée.

A sa manière, il était ainsi devenu un des représentants les plus caractéristiques de la renaissance architecturale du Japon, faite de mélange, de violence résorbée et d’affirmation nationale, avant qu’une génération plus douce et humaniste prenne le relais.

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