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Une maison futuriste pour une Barbie émancipée
octubre 14, 2007, 10:59 pm
Filed under: La Cité de l’architecture

Dans son espace beauté, la chevelure voilée de dentelle noire, Barbie apparaît en femme mystérieuse et lointaine. Limite maîtresse sadomasochiste, elle est assise face à son miroir, ignorant fièrement Spiderman enfermé dans une cage à oiseau. Dans sa cuisine, Barbie reçoit ses amies assises sur des sortes de passoires (remplies de plumes) suspendues à une tringle. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’une table dressée se soulève jusqu’à hauteur de ce groupe de filles.

Telles sont deux des neuf pièces qui composent la Villa de Mademoiselle B. que l’on peut visiter jusqu’au 27 janvier à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris. Construite à l’échelle 1/6e (soit 11 mètres sur 2,20 mètres), cette maison a été imaginée et conçue par neuf femmes architectes qui ont accepté le pari de construire une demeure contemporaine (aux accents futuristes) qui corresponde à une Barbie bien de son temps.

Car, loin des stéréotypes de la belle idiote, la poupée rebaptisée pour l’occasion Mademoiselle B. ne se résume plus aujourd’hui à une longue et mince silhouette blonde.

ROMPRE AVEC LES CLICHÉS

Complexe, elle est à la fois frivole et informée, volage et sérieuse, mondaine et solitaire. Elle voyage, s’intéresse à la technologie, à la création dans son ensemble (et pas seulement à la mode), reçoit ses copines et s’engage dans des actions humanitaires.

Sa demeure devait donc, elle aussi, rompre avec les clichés. Composée de neuf univers habitables reliés par un passage, elle bouleverse d’abord la distribution conventionnelle de l’espace. Chaque pièce reflète le comportement et l’état d’esprit de la femme qui l’habite. Le boudoir a ainsi été conçu comme un oeuf dans lequel Barbie s’isole pour… bouder. Ce jardin secret aligne une succession de parois en plumes serrées les unes contre les autres, formant un mur impénétrable.

Contrairement aux apparences, la construction de cette villa n’a rien d’anecdotique. Elle relève d’une volonté de sensibiliser le public à l’architecture à travers la réhabilitation d’un personnage connu de tous. Imaginé et pris en charge par Fiona Meadows, responsable de programme à l’Institut français d’architecture, le projet imposait des règles strictes.

L’exigence était la suivante : pas question de créer une nouvelle maison de poupée. Il s’agissait plutôt d’inventer une villa qui relève de l’imaginaire et du jeu, mais qui, en même temps, interroge sur les modes et styles de vie actuels, les règles de l’habitat par rapport aux attentes de la femme contemporaine. L’objectif était de proposer éventuellement des approches alternatives à la vie domestique standardisée.

Cette aventure, à laquelle s’est d’emblée associée Mattel – l’entreprise américaine qui a lancé la fameuse poupée en 1959 -, a débuté le 8 mars 2007. En cette Journée de la femme, Fiona Meadows fait tirer au sort la pièce sur laquelle chacune des neufs architectes, choisies par ses soins, devra travailler. ” Ce qui est incroyable, raconte-t-elle, c’est que chacune d’entre elles est tombée sur l’univers qui lui était le plus proche.” Des signes qui laissaient présager le meilleur. Et c’est le meilleur qui s’est produit.

Véronique Cauhapé

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