Noticias de Arquitectura


Architecture politique
septiembre 19, 2007, 8:16 pm
Filed under: Arquitectura Francesa, La Cité de l’architecture

LE MONDE | 18.09.07 | 14h15 • Mis à jour le 18.09.07 | 14h15

Nicolas Sarkozy a profité de l’inauguration de la Cité de l’architecture et du patrimoine, lundi 17 septembre, à Paris, pour souhaiter “remettre l’architecture au coeur de nos choix politiques” et appeler, là encore, à une “nouvelle ambition” et à un “nouveau souffle créatif”. On peut se réjouir que l’art de bâtir revienne au centre des préoccupations. Car le nouvel hôte de l’Elysée succède à deux présidents de la République aux attitudes fort contrastées.

Monarchique, François Mitterrand avait fait de l’architecture l’un des vaisseaux amiraux de son armada culturelle. La physionomie de Paris en fut bouleversée, pour le meilleur et pour le pire, de la Pyramide du Louvre à l’Opéra-Bastille. Jacques Chirac, hors ses passions projetées sur les arts dits primitifs d’où sortira le Musée du quai Branly, ne semblait pas s’y intéresser. L’interminable accouchement de la Cité de Chaillot, lancée sous son premier septennat, lui importait si peu qu’il aura laissé à son successeur le soin d’inaugurer cette institution majeure pour l’ensemble des professions intéressées par les exigences de la construction.

Toujours aussi boulimique d’initiatives et de discours, M. Sarkozy n’a pas manqué l’occasion. Il aurait été mal venu que le président affiche ses goûts, joue l’arbitre des élégances, voire annonce de nouveaux grands projets dont on sait les risques et le poids financiers. Il a habilement préféré “parler de politique. Car l’architecture est aussi une politique”.

L’ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, qui s’était jusqu’alors surtout intéressé à l’hypothèse d’un tunnel ruineux sous l’avenue Charles-de-Gaulle, à Neuilly, a brossé un vaste panorama du patrimoine et de l’architecture. En insistant sur ses points faibles – monuments dont l'”état sanitaire” relève des urgences, banlieues abandonnées, cités ghettoïsées, entrées de villes défigurées, enseignement insuffisant – pour mieux les relier à une politique urbaine en déshérence. Avant de rencontrer, à l’Elysée, un échantillon d’architectes internationaux assez représentatifs pour exaspérer les absents, M. Sarkozy a poussé le soin du détail jusqu’à aborder les règles du jeu des concours d’architecture ou évoqué à nouveau l’un de ses sujets de prédilection : l’avenir d’un “Grand Paris”.

Mais un inventaire, aussi complet soit-il, ne constitue pas une politique. Celle-ci doit s’articuler sur des propositions concrètes, économiquement viables, que le président n’a pas esquissées. Dans le cas de l’urbanisme et de la politique de la ville, elle suppose de privilégier une concertation avec des partenaires souvent difficiles, et non des annonces unilatérales. M. Sarkozy ne peut pas davantage ignorer que l’élaboration d’un “Grand Paris” ne pourra se faire sans les élus des villes, des départements et de la région.
Article paru dans l’édition du 19.09.07.

Anuncios

Dejar un comentario so far
Deja un comentario



Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión / Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión / Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión / Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión / Cambiar )

Conectando a %s



A %d blogueros les gusta esto: