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Enfin terminée, la Cité de l’architecture et du patrimoine au défi de mobiliser les foules
septiembre 15, 2007, 5:21 am
Filed under: Arquitectura Francesa, La Cité de l’architecture

C’est un pari et un événement. La Cité de l’architecture et du patrimoine ouvre en avant-première à Paris, samedi 15 et dimanche 16 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine. La Cité a l’ambition de promener ses visiteurs à travers dix siècles d’architecture en France dans la vaste aile est du palais de Chaillot. Un événement, car ce projet né en 1994 aura mis treize ans à se concrétiser, au gré de moult vicissitudes. Un pari, car on sait la difficulté à montrer des bâtiments dans un musée. Et à déplacer les foules pour voir des maquettes.

Objectif affiché : 500 000 visiteurs par an. Un minimum, pour faire vivre ce mastodonte qui regroupe trois institutions (le Musée des monuments français, l’Institut français d’architecture et l’Ecole de Chaillot), cumule des missions d’exposition, de conservation, de recherche et d’enseignement, emploie 130 personnes, a coûté 80 millions d’euros et prévoit de consommer 20 millions d’euros de budget chaque année.

Pour atteindre ce but, la Cité de l’architecture et du patrimoine compte d’abord sur l’effet de la nouveauté. “C’est un lieu étonnant, l’ouverture va faire beaucoup de bruit et il y aura un effet boule de neige”, escompte le président de l’institution, François de Mazières. La spectaculaire collection de moulages de sculptures médiévales ou Renaissance et de copies de peintures du Musée des monuments français et les belles maquettes de la galerie d’architecture moderne et contemporaine (1851-2001) ont sans aucun doute de quoi séduire.

Mais les visiteurs feront-ils le lien entre les façades sculptées reproduites au rez-de-chaussées et les maquettes du premier étage ? Ils risquent également de souffrir du grand écart imposé entre les deux présentations. Chronologique d’abord : les XVIIe et XVIIIe siècles, l’architecture classique et le baroque sont inexistants. Problématique pour un musée qui entend raconter une histoire de l’architecture et gênant pour comprendre comment on passe de la Renaissance à la révolution industrielle.

Ecart conceptuel ensuite : la première approche, esthétique, présente des détails grandeur nature de monuments, dans une muséographie à l’ancienne et avec une continuité temporelle ; la seconde partie, analytique, montre les édifices entiers, en réduction, regroupés selon des thématiques qui pourront sembler aléatoires, dans une scénographie ultramoderne et une logique de zapping qui risque de décontenancer le public traditionnel des musées.

LARGE GAMME DE MÉCÈNES

Comment renouveler le public de ce parcours permanent, peu appelé à évoluer ? “Notre dynamisme va s’appuyer sur les touristes étrangers, les visiteurs de province et le public familial”, précise M. de Mazières. Dans ce quartier du Trocadéro, la Cité de l’architecture et du patrimoine côtoie notamment le Musée du quai Branly, le Musée Guimet et le Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Une large palette culturelle, qui a de quoi attirer les visiteurs les plus divers. Mais cette concurrence a aussi son revers : les tour-opérateurs comme les particuliers sélectionnent un nombre de visites limité. Pour faire vivre le bâtiment une fois passé l’effet de nouveauté, la Cité compte sur ses expositions temporaires. Les galeries d’actualité, d’une part, orientées vers les professionnels et les amateurs éclairés, et les expositions grand public d’autre part.

Le rôle de ces dernières est aussi de combler les lacunes des galeries permanentes : la prochaine à ouvrir en novembre est consacrée à Vauban palliera la faiblesse de la section du XVIIe siècle. “Les gens sont sensibles au patrimoine, mais il faut être volontariste pour les attirer vers l’architecture, estime M. de Mazières. C’est pourquoi les galeries d’actualité sont gratuites. Et par la galerie des moulages et les expositions temporaires, on veut guider les visiteurs vers la galerie moderne et contemporaine.”

Même le restaurant est mobilisé pour attirer le chaland dans les expositions. Situées à l’entrée de la galerie des moulages, les tables seront équipées d’écrans tactiles permettant de préparer sa visite. “Nous avons voulu un restaurant abordable pour faire venir des visiteurs du quartier”, précise le président de la Cité.

Peu de chances malgré tout que les visites suffisent à faire fonctionner une institution qui bénéficie de 14 millions d’euros de subventions et doit donc trouver plus d’un quart de son budget. Les mécènes sont mis à contribution. Etablissement public à caractère industriel et commercial, la Cité veut “offrir une place à part entière aux entreprises concernées par l’architecture et le patrimoine, par leur activité ou par affinité”.

On trouve ainsi comme partenaires fondateurs de la Cité Bouygues immobilier, l’éditeur de mobilier Vitra et le groupe de presse professionnelle Le Moniteur, sans oublier une large gamme de mécènes pour les expositions et de sponsors pour le chantier.

A tout seigneur tout honneur, ces “partenaires” se sont vus réserver pour leurs rencontres les anciens appartements de fonction, dont les terrasses comptent parmi les plus belles vues sur Paris – le véritable musée d’architecture grandeur nature.

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