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Paris La Défense : Une construction verticale et durable
agosto 3, 2007, 5:26 am
Filed under: Arquitectura Francesa, Arquitectura sustentable


Environnement Actualité Biofrais

Construire écologique, bio-logique et conformément aux caractéristiques du développement durable, c’est possible. Pour preuve : la future Tour Generali qui verra le jour à la Défense et qui marque non seulement la reprise des constructions de grande hauteur dans Paris mais également la prise en compte des préoccupations écologiques, dès l’origine du projet.

Eoliennes, panneaux solaires, économie de matériaux, lieux de vie…, les idées écologiques ne manquent pas dans cette Tour qui allie design élancé et conception revisitée. En toile de fond : le renouveau du paysage urbain de La Défense.

Le CSTB et Archinov ont lancé un cycle “Architecture et effet de serre” dans le cadre des séances “Carte blanche à…”. Le premier invité de ce cycle était Denis Valode, Agence Valode & Pistre, le 3 avril dernier, sur le thème “Vers une architecture verticale ?”. C’est dans ce cadre que l’architecte a présenté le projet de la Tour Generali de La Défense. L’intérêt des auditeurs était d’autant plus grand que cette tour marque un retour des constructions en hauteur, voire en grande hauteur, à Paris et à La Défense. La Tour Generali culminera à 300 mètres de haut.

Densifier pour préserver
Pour Denis Valode, l’architecture verticale une solution écologique pour préserver l’espace naturel en densifiant les zones urbaines. Il est clair qu’on ne préservera pas les espaces naturels avec du pavillonnaire. Bien plus : en éparpillant la ville, le recours à la voiture s’impose, conduisant à un “gaspillage” des territoires et une fragilisation de la biodiversité. C’est ce principe qui prévaut dans un nouveau quartier d’Ekaterinbourg en Russie (autre projet Valode & Pistre) : les tours et la densité ont permis de préserver les espaces forestiers qui entourent la ville et de faire pénétrer la forêt dans la ville. Les habitants bénéficient ainsi de grands espaces verts et de proximité limitant les transports.

Pour autant, la conception de ces tours et leur intégration dans le paysage urbain doit changer. A New-York, les tours sont dans la ville. De différentes hauteurs, elles offrent un horizon qui a du sens, une expression spatiale pleine d’énergie. Aux pieds de ces tours, il y a une vraie ville avec des piétons, des marchés, des façades continues avec leurs boutiques. En France, et notamment à Paris, les constructions en hauteur sont généralement liées à un urbanisme de dalles et plafonnées en hauteur. Résultat ? Une uniformité qui limite le dynamisme et la créativité. En Chine, par exemple, les nouvelles constructions doivent offrir au moins deux heures de soleil par jour à chaque habitant y compris en hiver. Ce que les tours rendent possible même avec une urbanisation très dense.

Une aile de libellule
Reste que la tour est, en règle générale, particulièrement énergivore, tant par sa construction en hauteur – qui impose des déplacements verticaux – que par sa structure qui doit faire face aux effets du vent. Côté structure, la Tour Generali a été conçue pour optimiser l’utilisation de la matière. Elle comporte une résille porteuse avec des cellules triangulaires en béton qui permettent de mieux répartir les efforts entre les façades et le noyau. C’est de l’analyse des efforts de la façade qu’est venue l’idée d’une variation de la taille et de la densité des cellules qui la constituent, à l’instar d’une aile de libellule.

Sur cette base, la tour s’élève d’un seul tenant sur 50 étages. Les façades sont constituées de panneaux vitrés rectangulaires transparents ou opaques, permettant un meilleur contrôle des apports thermiques. Ces panneaux sont moins onéreux que des panneaux triangulaires et plus faciles à nettoyer. Pour faciliter les déplacements et réduire la consommation d’énergie, les transports verticaux ont été optimisés.

Autre innovation : les fenêtres s’ouvrent. Une première à La Défense ! Pour éviter l’effet aquarium et profiter de la sur-ventilation naturelle nocturne – et ainsi stocker des frigories restituables dans la
journée -, la Tour bénéficie d’un système de gestion automatique d’ouverture des fenêtres. Pour le confort et le plaisir, ces mêmes fenêtres peuvent être ouvertes par les occupants dans la journée. Le confort est également apporté par la hauteur particulière des pièces : pas de faux plafonds, un cloisonnement flexible et des équipements modulables qui permettent de créer de la diversité. Caractéristique fondamentale, le noyau des circulations et servitudes est ici décentré afin d’offrir des dimensions variées de plateaux avec des jardins intérieurs et extérieurs. Des plantes de montagne à croissance lente seront implantées dans les jardins sur toute la hauteur de la façade.

S’inscrire dans un nouveau paysage urbain
A son pied, la Tour s’ancre dans l’environnement urbain avec une place, un hall, des escalators, un auditorium, des brasseries et des restaurants. Pour répondre au nouveau développement du quartier Défense, une partie du bâtiment épousera le boulevard circulaire qui deviendra par la suite un véritable boulevard urbain avec des feux rouges et des passages. Cette excroissance de faible hauteur au pied de la Tour permettra de loger les locaux et équipements urbains. A la tête de la Tour, on trouvera des espaces de réception avec des jardins et un restaurant.

Les aspects énergétiques ont bien sûr fait l’objet d’une profonde réflexion. Avec 18 éoliennes implantées dans la flèche, 800 m2 de panneaux solaires récupérateurs de chaleur et 400 m2 de panneaux photovoltaïques pour une co-alimentation de la ventilation hybride, la Tour produira elle-même 5% de l’énergie qu’elle consommera. L’ensemble de ces innovations devrait permettre une consommation totale d’énergie inférieure de 60% à une tour classique. L’économie de CO2 dispersée dans l’atmosphère devrait être environ de 3 600 tonnes par rapport à une tour conventionnelle. Ce n’est même qu’un début, car bien d’autres sources d’énergie pourraient être aussi valorisées.

L’objectif à terme, serait d’arriver à ce qu’une tour puisse subvenir à la totalité de ses besoins en énergie. D’autres tours devront être construites avant d’atteindre cette performance … durablement.

source : http://webzine.cstb.fr

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